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 Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.

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Esus
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MessageSujet: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Sam 28 Déc - 21:33

Voici le premier chapitre d'une fiction sur laquelle je bosse depuis un moment. En fait, à la base il y en avait deux mais regroupées en une.

Je n'ai pas relu pour corriger les fautes et avec des copier/coller il fort vraisemblable que des éléments n'aient aucun sens. Si vous en voyez, merci de me prévenir.

Je dois aussi reprendre les chapitres déjà rédigés car ils sont un peu bâclés quand même.

Bonne lecture.

Prélude à la grande guerre divine : l’étrange conflit du 19ème siècle.


Chapitre un : la nuit de tous les dangers.


Cette nuit là il régnait une obscurité d’ébène sur le Sanctuaire. De sombres nuages avaient envahi le ciel, masquant la lueur des étoiles et celle de la lune. Le temps était à l’orage et aucune brise ne venait soulager les habitants de la lourdeur nocturne. Si les corps étaient éprouvés par ce temps, il allait de même pour les esprits les plus aiguisés, les êtres les plus puissants de cet espace sacré sentaient que les ténèbres s’étaient éveillées. Le mal était comme au cœur même du Sanctuaire. Si certains chevaliers étaient sur leur garde, les simples soldats étaient la proie de mauvais pressentiment, il allait se passer quelque chose ce soir. Seuls les soldats de base avaient été mobilisés selon les ordres qui émanaient du Grand Pope lui-même, le représentant d’Athéna sur Terre et le maître du Sanctuaire.

Le bruit du tonnerre, les éclairs zébrant le ciel, la pluie abondante qui tombait sur la terre avant de ruisseler, tel était le sombre décor de cette nuit inquiétante. Le vent se leva à son tour, jouant avec les trombes d’eau qui s’abattaient encore et encore sur les différentes maisons du Sanctuaire. Les dieux semblaient en colère et personne n’osait s’aventurer au-dehors des bâtiments de pierre. Personne à part un homme solitaire non loin de la troisième maison, celles des Gémeaux. L’homme, un des nombreux chevaliers peuplant les lieux, était absorbé dans une étrange rêverie. Il s’agissait de Kastor, chevalier d’or des Gémeaux. Âgé d’une vingtaine à peine, on disait de lui qu’il dépasserait un jour le niveau des chevaliers d’or. C’était un homme simple, malgré son rang et ses responsabilités. Ces dernières années en plus de sa formation et de ses entraînements il avait volontairement participé aux derniers travaux de rénovation du Sanctuaire, qui après la dernière guerre sainte, avait terminé dans un état de délabrement sans précédent.

Il prolongea sa promenade, profitant de cet instant, avant de regagner son temple. Il aimait admirer ce Sanctuaire qui était pour lui sa seule maison. Son esprit d’habitude si éprouvé connaissait à cet instant une quiétude bienvenue. Alors qu’il allait rentrer dans son temple il eut comme une sorte de pressentiment.

*


L’homme dormait paisiblement d’un sommeil réparateur. Malgré son âge, déjà plus d’un siècle, ses longs cheveux étaient toujours d’un blond éclatant. Deux points sur son front indiquaient son origine et sa provenance : il venait de Jamir, pays secret du Tibet et il était l’un des descendants du peuple de Mu. Shion, Grand Pope du Sanctuaire, chef des chevaliers et représentant d’Athéna sur Terre dormait d’un sommeil sans rêve. Et c’est alors que l’agitation commença à l’envahir peu à peu.

*


Un mauvais pressentiment l’envahit alors qu’il dormait profondément, Riki, chevalier d’argent de l’Autel s’éveilla subitement. Il s’empressa de revêtir son armure et sortit de ses quartiers. Il avait beau se concentrer, il ne parvenait pas à identifier la source de son trouble, il avait juste conscience qu’un danger menaçait directement le Grand Pope. Il gagna le plus rapidement possible la porte des quartiers de Shion pour monter la garde et protéger le Grand Pope de toute attaque physique. Ce chevalier était un mystère pour de nombreuses personnes au Sanctuaire. On savait qu’il venait de Jamir, qu’il était âgé d’une quarantaine d’année et qu’il était aussi le disciple du Grand Pope mais on ignorait son véritable niveau de puissance et de maîtrise de la Cosmos énergie. Certains disaient qu’il était l’égal des chevaliers d’or.

*


Par la seule force de son esprit, Kastor appela à lui son armure d’or. Le chevalier se concentra alors, cherchant la source de son trouble. Celle-ci semblait lointaine et elle difficile à percevoir, et pourtant un pouvoir avait pénétré le Sanctuaire et s’apprêtait à attaquer. Il s’agissait d’un pouvoir étrange et obscur, capable de se faufiler n’importe où et d’échapper à la plus grande des vigilances. Le chevalier saisit son casque à deux visages et le plaça sur sa tête, il s’assit à même le sol et renforça sa concentration. Malgré son immense pouvoir, il avait bien du mal à suivre cette menace déconcertante et indéfinissable, après quelques minutes, il eut l’étrange conviction qu’il allait s’agir d’une attaque mentale envers la personne la plus importante du Sanctuaire : le Grand Pope.


*


Celui qui se faisait connaître sous l’appellation de Kshatriya méditait comme à son habitude dans son temple de la Vierge. Il était grand et bel homme mais jamais il ne s’était soucié de son apparence physique, dédiant son existence à la méditation et à l’étude des mystères de l’univers et à la compréhension du Cosmos. Kshatriya chevalier d’or de la Vierge était méconnu, craint et respecté. Il sortait rarement de son temple, quand il le faisait, les personnes qu’il rencontrait sur son chemin étaient toujours impressionnées par l’aura étrange qu’il dégageait. On disait de lui qu’il était l’homme le plus proche des dieux.

Alors qu’il méditait profondément tout en faisant croître son Cosmos intensément, il ressentit lui aussi la présence maléfique qui traversait le Sanctuaire. Son sens de la concentration étant plus développé que celui du chevalier d’or des Gémeaux, il percevait sans le moindre mal les actions et les pensées de chacun. Mais il se concentra plus intensément sur la présence ennemie, le Grand Pope, Kastor des Gémeaux et le chevalier de l’Autel qui lui aussi était sur ses gardes. Kshatriya se redit compte que Riki de l’Autel n’était qu’au stade de la perception et de l’alerte, il cessa alors de s’occuper de lui pour étudier Kastor. Le chevalier d’or des Gémeaux était entré en méditation, Kshatriya communiqua brièvement avec lui et l’invita à se rendre au plus vite au palais du Grand Pope tout en promettant de veiller sur l’esprit de Shion.

Enfin, Kshatriya se concentra exclusivement sur l’ennemi et le Grand Pope.


*


C’est alors qu’une distorsion dimensionnelle se forma sous les yeux de Riki, mais celui-ci ne s’alarma pas plus, identifiant le nouvel arrivant avant même son arrivée. Kastor des Gémeaux apparut alors, surgissant des dimensions. Il informa rapidement Riki qu’un mystérieux adversaire avait lancé une attaque mentale contre le Grand Pope mais qu’il n’y avait rien à craindre car Kshatriya veillait sur Shion et son esprit.

*


Shion avait conscience de rêver. Il se voyait dans un petit village abandonné lors d’une nuit noire avec ciel d’encre entaché d’étoiles. Si le ciel était visible, au sol un brouillard étrange et malfaisant masquait toutes choses. Seules quelques ombres mouvantes étaient difficilement discernables. Il eut bientôt conscience que ce brouillard n’avait rien de naturel, seul un puissant Cosmos pouvait en être la source. Le brouillard gagna en intensité, Shion eut une impression d’une lourdeur étouffante alors que l’air et le temps semblaient s’immobiliser.

De part sa grande expérience, Shion était difficilement impressionnable, cependant il était quelque peu déconcerté par l’impression de réalité provenant de ce rêve. Il soupçonna alors une sorte d’attaque mentale envers sa personne, attaque lancée par un ennemi puissant et inconnu qui avait frappé lors d’un instant de faiblesse apparente. Shion sourit dans le rêve, il s’avança alors, se dirigeant vers l’obscurité la plus profonde. Il oublia l’inutile, c’est-à-dire le village, la brume et les étoiles pour suivre cette piste restée ouverte par son ennemi. L’être qui l’attaquait était puissant mais inexpérimenté et il profita de la porte laissée ouverte pour renverser l’agression et pénétrer dans l’esprit de l’assaillant. Les pensées de son adversaire étaient désorganisées et haineuses. Shion essaya alors de savoir qui était son ennemi du moment, et pourquoi il l’avait attaqué pendant son sommeil. L’autre parvenait toujours au dernier moment à dissimuler son identité et ses pensées les plus secrètes, un combat silencieux avait commencé entre deux esprits puissants.

C’est alors que le Grand Pope sentit une autre présence, un autre esprit. Shion identifia Kshatriya, il dissimula cette information au plus profond de son esprit, l’ennemi ne devait pas savoir qu’un troisième protagoniste venait de prendre part au combat. L’assaillant ne semblait pas avoir remarqué cette troisième présence et Shion changea de stratégie, au lieu de forcer l’esprit de son adversaire, il ne fit qu’attirer l’attention de celui-ci. Cela dura un long moment jusqu’à l’instant où la haine laissa place à une panique soudaine. Tout s’acheva en un instant et Shion s’éveilla.


*


Kshatriya avait lui aussi pénétrer l’esprit du Grand Pope puis celui de l’assaillant. Alors qu’il étudiait l’adversaire et ses pensées tumultueuses, celui-ci se rendit compte soudainement de sa présence et cessa son attaque sur Shion. Le chevalier d’or de la Vierge essaya de rester en contact avec l’ennemi mais celui-ci brisa tout lien avant de faire disparaître sa présence pour de bon. Le chevalier cessa alors sa méditation et étudia les pensées ou les souvenirs glanés chez l’attaquant. Rien n’avait été clair. Kshatriya ignorait si l’adversaire parvenait à se protéger des attaques mentales ou s’il avait un esprit extrêmement perturbé.

Le chevalier d’or de la Vierge se leva, brisant ainsi sa posture de méditation. Sans même prendre le temps de respirer un grand coup, il partit en direction du palais du Grand Pope. Sortant de son temple, il remarqua que le Sanctuaire était toujours très calme. Seuls quelques individus avaient perçu l’attaque, et seuls ceux qui avaient eu une perception plus grande que les autres ou ceux qui avaient participé à la bataille silencieuse allaient se rendre à la salle d’audience du Grand Pope.

Il perçut aussi qu’un autre événement tragique était survenu pendant l’attaque, des dissidents et des traîtres avaient lancé une action contre le Sanctuaire, une action qui avait été stoppé sans peine par des éléments faisant partie de la fine fleur de la chevalerie du Sanctuaire.


*


Outre l’attaque mystérieuse, quatre puissants Cosmos haineux se firent sentir cette nuit là. Quatre dissidents qui s’étaient éloignés de la voie des chevaliers, des condamnés à mort qui passèrent à l’action. Trois ombres mouvantes parvinrent aux limites du territoire sacré et éliminèrent les soldats en faction avant de disparaître corps et âme, un homme resta sur place, bien décidé à emporter ce qui lui revenait de droit. L’ambitieux révolté se trouvait non loin du palais du Grand Pope. Il n’avait qu’un objectif, pénétrer les lieux, trouver la salle où étaient rangées les armures sans propriétaire et s’emparer de l’une d’elle : l’armure d’argent de la Coupe. Sur de lui et de sa puissance, il parvint sans peine à entrer dans le palais. Pensant que la diversion de ses trois compagnons occupait l’ensemble des forces du Sanctuaire, il ne fut pas alerté par la facilité avec laquelle il était entré. Il perdit du temps à chercher cette salle, et quand enfin il la trouva, il contempla une quinzaine de grosse boîte en pierre dans lesquelles se trouvaient les fameuses armures de bronze et d’argent.

Il n’y avait aucune des armures d’or sans propriétaire. Il ignorait où étaient gardées les armures du Scorpion, du Verseau et du Poisson. Il avisa celle de la Coupe, posa ses mains sur la boîte, ressentit sa fierté d’avoir berné les chevaliers. Passant la boîte sur son dos, il se retourna vers l’unique porte pour sortir. C’est alors qu’il l’aperçut.

Le rebelle se sentit coincé, comprenant depuis le début qu’il était surveillé et que la diversion n’avait pas fonctionné. Il se maudit intérieurement comme il maudit les chevaliers d’Athéna, la déesse elle-même ainsi que le Grand Pope. Le renégat se plaça en position de défense.

Marsyas chevalier d’argent de la Lyre se tenait face à lui. Comme pour Riki, Marsyas était lui aussi nimbé de mystère. Ce jeune chevalier âgé d’une vingtaine d’année était un musicien de talent et un maître combattant notoire. Tenant la lyre de la main gauche et contre son torse, Marsyas commença à jouer une mélodie envoûtante agissant directement sur l’esprit du renégat qui s’endormit rapidement.

À peine avait-il neutralisé le renégat qu’il aperçut Riki qui s’approchait. Celui-ci semblait particulièrement inquiet.


- Death Trip Serenade, commenta Riki, je pensais que tu aurais utilisé une autre de tes techniques.

- Il serait mort et non en train de dormir. Si l’on veut connaître ses desseins, il est important de le garder en vie pour l’interroger.

- Je vois. L’agitation qui était tienne à tes débuts a disparu, c’est une bonne chose chevalier. Bien, nous allons donc porter ce traître dans une cellule avant de commencer un quelconque interrogatoire.

- Et pour les trois autres ?

- Aucune inquiétude, des chevaliers comme Artus du Capricorne et Harold de Persée sont à leur poursuite. Les trois autres dissidents seront bientôt éliminés de la surface de ce monde.


*


Les trois dissidents s’étaient cachés dans une petite caverne. De là, ils pouvaient sans peine surveiller une grande partie des terres aux alentours. Ils pensaient enfin avoir semé les troupes du Sanctuaire qui étaient à leur trousse. Tous les trois avaient vécu de longues années au Sanctuaire, s’entraînant durement pour devenir des chevaliers d’Athéna, les défenseurs de la paix et de la justice sur Terre. Seulement, ces trois hommes s’étaient écartés du chemin privilégié par les chevaliers pour vouer un culte à la seule force brute. Désireux d’augmenter leur Cosmos et de prouver leur force, ils étaient partis faire un tour du monde violent et destructeur, combattant et tuant tous les guerriers qu’ils pouvaient trouver. Et quand ils étaient rentrés au Sanctuaire, ils comprirent qu’ils étaient en disgrâce. Considérés comme des traîtres et des êtres infâmes au Cosmos très puissant mais vide, ils s’étaient enfuis, emportant avec eux l’armure d’argent du Centaure après avoir éliminé son porteur. Ils avaient pour nom Avitus qui était le meneur, Eutocius et Gaukil. Alors qu’ils se reposaient calmement ils ressentirent une présence familière qui se rapprochait.


- Avitus ?

- Le Sanctuaire nous envoie du lourd, un chevalier d’or.

- Pardon ? Lequel est-ce ?

- Mon maître, Artus du Capricorne. Il n’est pas seul.

- Un autre chevalier ? Je ne perçois pas sa présence.

- Une vieille ruse de mon ancien maître, il dissimule la présence d’un allié grâce à son Cosmos surpuissant.

- Je n’ai jamais entendu parler d’une telle technique.

- Normal, c’est une invention de sa part, je pense aujourd’hui pouvoir la maîtriser, je vais utiliser contre lui ses propres armes.

- Tu veux l’affronter, tu es fou, c’est un chevalier d’or et …

- J’ai largement ce qu’il faut pour le battre, j’ai confiance en mon pouvoir. Je vais l’attirer, lui et son acolyte si je le peux. Vous, partez chacun de votre côté, car si un autre chevalier et bel et bien présent, je pense qu’il doit s’agir d’Harold de Persée.

- D’accord, bonne chance à toi Avitus.

- Je prends l’armure avec moi, elle me revient de droit, et même avec ma force je ne risquerais un affrontement avec un chevalier d’or sans protection.

*


La paroi rocheuse n’était plus, détruite par Excalibur, la technique la plus puissante du chevalier d’or du Capricorne. Malgré l’armure d’argent du Centaure, Avitus avait été blessé lors de cette attaque surprise lancée par Artus. Et maintenant les deux hommes se faisaient face. Alors qu’Avitus était blessé, un genou à terre et qu’il se tenait le bras gauche d’où s’écoulait son sang, Artus lui se tenait droit et fier tel le glaive de la justice. Malgré toute sa confiance, Avitus ressentit la peur face au sombre regard d’Artus, jamais il n’avait vu son ancien maître avec une telle expression sur son visage. Pour le chevalier le plus fidèle à la déesse Athéna, la trahir était un crime qui n’avait pas d’égal. Il s’était porté volontaire pour châtier les dissidents.


- Maître …

- Je ne suis pas ton maître et tu n’es pas mon disciple.

- Toutes ces années …

- Mes disciples sont ceux qui vouent leur vie pour notre déesse et la justice. Ceux qui vouent un culte à leur propre Cosmos et à la force brute ne sont que nos ennemis.

Artus raidit son bras droit, s’apprêtant à frapper.

- Tu vas mourir traître.

Mais même blessé Avitus avait conservé sa force et sa célérité. Faisant brûler son Cosmos pour le faire croître à son maximum, il attaqua violemment son adversaire. Un terrible tourbillon de feu se précipita sur le chevalier d’or, détruisant le sol et les rochers. Une formidable colonne de flamme s’éleva là où se trouvait Artus quelques instants auparavant, mais Avitus n’en resta pas là. Il répéta plusieurs fois sa technique et attaqua tout autour de lui, pour être certain qu’un être se déplaçant à la vitesse de la lumière puisse être touché. Tout autour du traître, le feu continuait de brûler, fier et confiant, celui-ci relâcha sa garde. C’est alors qu’il ressentit trop tard le danger. Les flammes s’écartèrent brusquement, il ne vit pas arriver la lame dorée se précipitant vers lui, il ne ressentit la douleur que lorsqu’il perdit son bras gauche qui tomba à terre. Les flammes s’éteignirent, Artus s’avança sans la moindre blessure.


- Ton Cosmos ne peut pas m’atteindre. Si Excalibur est mon épée, ma dévotion envers notre déesse et mon amour de la justice sont mon bouclier. Et pour te prouver le vide de ton Cosmos, contemples ton armure qui va t’abandonner.

Avitus n’eut pas le temps de répondre, l’armure d’argent du Centaure le quittant de sa volonté propre.

- Excalibur.

La tête d’Avitus vola sur plusieurs mètres avant de retomber au sol et de rouler pour disparaître dans une crevasse.


*


Le chevalier d’or du Capricorne s’était détourné du cadavre de son ancien apprenti, juste avant cela, il avait retourné la terre pour ensevelir le corps et ainsi lui donner une sépulture. On disait qu’un corps sans tombe équivalait à un esprit sans repos, condamné à errer à travers le monde des vivants sans pouvoir connaître le repos éternel. Après avoir châtié le traître et l’avoir tué, il lui avait donné une tombe, telle était la grandeur d’âme de ce chevalier d’exception. Il retrouva son dernier apprenti, le seul à être resté fidèle aux enseignements de la chevalerie, Harold de Persée. Non loin de ce jeune chevalier d’argent on apercevait Gaukil statufié, le malheureux avait croisé le regard de Méduse dont la tête était présente sur le bouclier d’Harold.


- Je n’ai pas trouvé le dernier scélérat maître, j’ignore où il se cache.

Sans dire un mot, Artus leva son bras droit. Il resta ainsi un moment, fermant les yeux. Le chevalier d’or paraissait très concentré quand il frappa soudainement les alentours. Il usa même de ses deux bras, frappant la terre et les parois rocheuses. Les falaises s’effondrèrent et sol se déchira, des tonnes de roches se retournèrent ou furent réduites en poussière. Un bruit assourdissant et un épais nuage de poussière complétèrent la scène de destruction massive de cette zone connue pour être déserte. Le jeune chevalier d’argent qui était resté à côté de son maître ne cacha pas sa surprise devant la toute puissance d’Artus du Capricorne.


- Cela devrait suffire, et si jamais le dernier traître est encore en vie, il succombera rapidement aux blessures qu’il doit avoir. Il est temps de prendre avec nous l’armure du Centaure et de rentrer au Sanctuaire.

- Maître …

- Oui ?

- Vous ai-je déçu ?

- Pourquoi cette question ?

- Je n’ai pas attrapé le dernier traître et …

- Tous les trois étaient plus vieux que toi, ils s’entraînaient depuis des années. Eux ils m’ont déçu. Pas toi.


Harold acquiesça de la tête sans rien ajouter de plus. Les deux chevaliers partirent avec l’armure du Centaure et rentrèrent au Sanctuaire.

*


Par chance ou par hasard, les attaques d’Artus du Capricorne n’avaient pas eu raison d’Eutocius. Mais ce dernier était plutôt mal en point. Il n’avait pas été touché par Excalibur et il n’était pas enseveli sous les roches, mais il sentait que son corps était brisé. La douleur commençait à avoir raison de ses dernières forces, si bien qu’il pensa être victime d’hallucination quand un être mystérieusement sortit de nulle part et portant une armure noire le souleva pour l’emporter avec lui. Eutocius perdit connaissance.

*


Le Grand Pope se leva et quitta ses appartements pour rejoindre la salle d’audience du palais. Il y retrouva Riki le chevalier d’argent de l’Autel et Kastor des Gémeaux, Artus du Capricorne et Harold de Persée.

Shion gagna son trône et attendit, Riki et Kastor gardaient le silence. Les portes de la salle d’audience s’ouvrirent, entrèrent alors Kshatriya de la Vierge et Pholos, le chevalier d’or du Sagittaire. Pholos était venu seul et non accompagné d’Hippomène son demi-frère et chevalier d’or du Lion. Pholos avait dans la trentaine. Respecté de tous au Sanctuaire, il avait formé plusieurs jeunes chevaliers de tous niveaux confondus, à l’image du vieil Aldébaran. Kastor et Pholos se saluèrent comme deux amis. Riki et Kshatriya restèrent à distance comme à leur habitude, se contentant d’un discret signe de la tête en guise de salut.

Shion semblait distant, presque fatigué. Il laissa Artus fait son rapport, puis il invita Kshatriya à parler à sa place pour présenter et la situation et résumer les faits relatifs à l’attaque de cette nuit.


- Cette nuit, nous sommes plusieurs à avoir ressenti une attaque soudaine envers le Grand Pope. L’attaque fut mentale et non physique, un mystérieux adversaire a pénétré l’esprit du Grand Pope. Grâce à son expérience et à sa maîtrise parfaite du Cosmos et des techniques mentales, Shion est parvenu à retourner l’attaque contre son assaillant, pénétrant ainsi l’esprit de son adversaire. J’ai suivi le même chemin que le Grand Pope pour glaner des informations, hélas, notre ennemi a été suffisamment habile pour se dérober à temps et nous empêcher de forcer ses pensées les plus secrètes.

- Je pense avoir glané quelques images provenant de l’esprit de notre adversaire, mais elles n’ont rien de clair. Je pense méditer sur ces images, mais pour le moment je pense que Kastor et Pholos ont eu aussi quelques informations à nous transmettre.

- En effet Grand Pope, répondit Pholos, mais je vais laisser la parole à Kastor des Gémeaux.

- J’ai perçu très rapidement l’attaque adverse, mais au moment où elle a frappé je n’étais pas dans un état de concentration suffisant pour pouvoir agir comme Kshatriya. Très vite j’ai compris la nature de l’attaque et c’est alors que Kshatriya est rentré en contact avec moi, me disant qu’il allait veiller sur l’esprit du Grand Pope. C’est alors que j’ai gagné ce palais, cependant, si je n’ai pas participé à cette bataille mentale, j’ai cherché à localiser le lieu de provenance de cet assaut. Selon toute vraisemblance, je dirais que l’attaque proviendrait d’une île lointaine du Pacifique mais je ne peux pas l’affirmer. J’ai eu l’étrange impression qu’elle avait un lieu central mais que d’autres forces dispersées un peu partout ont participé à cet assaut mental.

- Plusieurs esprits ? Demanda Kshatriya. Cela pourrait expliquer les pensées chaotiques et désorganisées que j’ai capté.

- Je confirme les dires de Kastor, intervint Pholos. Alors que je supervisais l’entraînement de jeunes aspirants chevaliers, j’ai moi aussi perçu l’attaque. Sachant que Kshatriya méditait dans son temple, je me suis dis qu’il était inutile de prendre part à la confrontation mentale, sachant bien que le chevalier de la Vierge allait se retrouver au premier rang. Veillant aux apprentis, je me suis malgré tout concentré et j’ai perçu des voix, une dominante et d’autres qui semblaient plus distantes, moins fortes mais qui étaient là en soutient ou en observation. Hélas, à l’image des pensées adverses, les voix se sont dérobées, je n’ai pas eu l’occasion de les comprendre.

- Je vous remercie chevaliers, répondit Shion, maintenant il est temps de vous informer de nos visions. Kshatriya, c’est à toi.

- Les pensées étaient haineuses, envers le Sanctuaire et envers Athéna. Mais cette haine ne trouve pas son origine dans une quelconque confrontation entre divinité. Il s’agit d’une haine bien humaine, qui semble relever de l’humiliation et du rejet.

Kastor, Pholos et Riki furent visiblement étonnés de cette nouvelle.

- Cependant notre ennemi demeure inconnu. En tant que Grand Pope et premier dépositaire des secrets du Sanctuaire, je pense avoir une piste permettant d’identifier nos adversaires. Cependant il est encore trop tôt pour en parler car impossible d’apporter la moindre confirmation. Je vais vous quitter et méditer, vous allez attendre mes directives dans vos maisons et voguer à vos occupations habituelles.

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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Sam 28 Déc - 21:44

Chapitre deux : une semaine presque tranquille au Sanctuaire.
 
 
Dans les jours qui suivirent l’étrange nuit, le Sanctuaire fit ses adieux au chevalier d’argent du Centaure qui avait été tué par les renégats. Le Grand Pope mit fin à ses méditations pour être présent à la mise en terre. Il déposa lui-même la pièce nécessaire pour payer la traverser du fleuve bordant les Enfers et ainsi permettre à l’âme du chevalier d’entrer dans l’autre monde. Il remerciait ainsi l’homme pour son dévouement envers la déesse Athéna et la cause qu’elle défendait. Il n’y eut aucun discours, tout fut très simple. Le Sanctuaire entier s’était réuni, puis tous partirent pour vaguer à leurs occupations. Seul un homme demeura un instant supplémentaire devant la tombe du défunt, il s’agissait de Pholos qui jadis avait entraîné ce chevalier.
 
 
- Adieu chevalier. Telles furent ses seules paroles.  
 
Et lui aussi s’en alla, quittant le cimetière des chevaliers. Une nouvelle tombe, une de plus, une de trop. Et un fier guerrier supplémentaire qui était tombé au nom de l’amour et la justice. Les chevaliers d’Athéna combattaient pour les causes les plus nobles, mais ils n’étaient nullement récompensés pour les batailles qu’ils menaient, ni même leurs sacrifices et le don de leur vie.
 
 
Rien de bon ne  nous attend après la fin. Nous pourrissons pour l’éternité dans l’horreur glacée du Cocyte.  
 
Pholos serra les poings, ses ongles pénétrant sa chair.  
 
Rien n’est vain et surtout pas le combat que nous menons depuis l’aube des temps, cependant je maudis ces dieux qui se jouent de nous !  
 
Son regard embrasa le Sanctuaire et se posa sur la statue millénaire de la déesse Athéna. Son trouble s’apaisa instantanément et sa haine se changea en amour sincère envers la déesse qu’il servait.  
 
Seule vous ô Athéna êtes digne de la dévotion des Hommes.
 
Une brise légère vint caresser ses tempes et faire danser ses boucles blondes. Pholos se retourna une dernière fois en direction du cimetière. Quelques larmes s’écoulèrent de ses yeux avant de tomber sur la terre sacrée du Sanctuaire.  
 
À tous mes frères et toutes mes sœurs, je promets aujourd’hui de veiller plus que jamais sur les vies de mes compagnons. Un jour le royaume d’Hadès sombrera à son tour et vos âmes comme celles de tous les êtres humains seront libres des souffrances terribles imposées par l’empereur des ténèbres. Car un jour un homme viendra, et c’est bel et bien un humain qui nous sauvera, pas un dieu mais un homme.
 
 
*

 
Quand Riki pénétra dans la pièce où étaient conservées les armures de bronze et d’argent sans propriétaire, il remarqua de suite l’agitation qui avait gagné les gardes. L’un d’eux lui montra alors l’eau claire qui s’écoulait de l’une des boîtes présentes.  
 
- Seigneur Riki, comment expliquer le fait que de l’eau s’écoule ainsi subitement de l’armure de la Coupe ?  
 
L’armure, elle nous prévient qu’elle ressent la présence de son porteur. Un nouveau chevalier va bientôt nous rejoindre.  
 
- Seigneur Riki ?  
 
- Hum … je n’en sais rien. Je vais en parler au Grand Pope. Pendant ce temps veuillez recueillir l’onde qui s’écoule de l’armure.  
 
- À vos ordres.  
 
Les gardes s’exécutèrent. Deux soulevèrent la Pandora Box de la Coupe tandis qu’un autre récoltait l’eau dans une amphore.
 
Surprenant, pensa Riki, aucun aspirant chevalier actuel n’a le niveau nécessaire pour prétendre à une telle armure.  
 
Riki s’en alla gagner les quartiers du Grand Pope. Il constata alors que Shion avait quitté sa chambre de méditation. Le visage du Grand Pope était encore plus fermé que d’habitude. Ses traits étaient sévères et son regard plutôt sombre.  
 
- Riki ? Que fais-tu ici ?  
 
- Excusez-moi Grand Pope, il vient de se produire un nouvel événement … particulier.  
 
La dureté constatée par Riki sur le visage de Shion laissa place à la curiosité.  
 
- Je t’écoute.  
 
- L’armure d’argent de la Coupe, elle a laissé son eau s’écouler.
 
 
Il n’y eut aucune surprise sur le visage du Grand Pope. Il était impossible pour Riki de savoir si cet événement avait été prévu par Shion lors de ses observations des étoiles.  
 
- J’ai ordonné de recueillir l’eau qui s’écoulait de l’armure.  
                                                       
Un sourire fugace embellit un instant le visage de Shion.  
 
- Excellent Riki. Je vais aller voir les gardes et prendre cette eau. Savais-tu que la première eau qui s’écoule de l’armure permet de guérir un malade ou de prolonger la vie d’un mourant ?  
 
- Je … non Grand Pope, je l’ignorais.  
 
- Un vieil ami à moi en a fort besoin. Nous avons encore du temps avant de découvrir le porteur de cette armure. Le moment voulu c’est l’armure elle-même qui le désignera, l’eau s’écoulera une deuxième fois en direction du chevalier qui obtiendra ainsi le droit de la porter.  
 
- Incroyable … je … je l’ignorais aussi.  
 
- Les armures sont fascinantes mon ami. Chacune d’elles est un univers à lui seul. Elles ont toutes leurs particularités, on pourrait les étudier pendant toute une vie sans pour autant faire le tour de tous les mystères qui les entourent.
 
 
Riki constata comme la présence d’une forme de nostalgie dans les dernières paroles du Grand Pope. Lui avait été maître réparateur lors de la précédente guerre sainte était l’homme le plus savant sur Terre en ce qui concernait les armures des chevaliers d’Athéna. Un instant Shion sembla se perdre dans d’anciens souvenirs avant de retrouver le sens de la réalité.
 
 
*

 
- Alors mon ami, comment te sens-tu ?  
 
Aldébaran ouvrit les yeux et aperçut le Grand Pope, celui-ci se tenait à côté de la couche sur laquelle reposait le chevalier d’or du Taureau. Il fut étonné de voir Shion sans son casque.  
 
- J’ignorais que tu étais ici. Je sens même pas ton Cosmos alors que tu es à côté moi, je n’entends pas tes pas. Ma faiblesse est extrême. Je ne peux même plus porter mon armure.  
 
L’armure d’or du Taureau était rangée dans sa Pandora Box. Aldébaran contempla un court instant la caisse avant de porter son regard vers le visage de Shion. Si le Pope était attristé de voir son ami dans son état, il ne le montrait pas. Même à cet instant il restait digne et maître de lui-même, une telle force de caractère toucha Aldébaran jusqu’au cœur, une fois encore il était impressionné par cet homme.  
 
- Si jamais tu voulais Teneo tu sais bien que …  
 
- Mon nom est Aldébaran.  
 
- Pour toi, pour les autres, mais pas pour moi. Pour moi tu es Teneo, un ami de longue date.
 
 
Aldébaran ne répondit rien, il détourna son regard et ferma les yeux. Son visage était déformé par la douleur qui rongeait son corps.  
 
- Si tu voulais mon ami, je pourrais user de certaines techniques pour te rendre ta vitalité de jadis.  
 
- Non. Certaines choses sont inévitables, la mort, la vieillesse, la maladie, je me dois de les affronter, trop longtemps je les ai ignoré, trop longtemps je l’ai les rejeté.  
 
- Comme tu voudras.
 
 
Shion se releva. Il tenait son casque entre ses mains, il le replaça sur la tête. Il ajusta son masque. De nouveau il avait la tête cachée. Il commença à s’éloigner lentement.  
 
- Les étoiles Pope, que disent-elles ?  
 
Shion s’arrêta, à cet instant il tournait le dos à Aldébaran. Pour lui répondre, il tourna légèrement la tête pour contempler une fois encore l’homme affaibli. Et avec une certaine  satisfaction il répondit :  
 
- Il y aura encore un combat, le dernier. Et dans cette bataille, un homme pourtant faible se surpassera pour atteindre un pouvoir qu’il n’a jamais connu, même après une si longue vie, il deviendra alors l’égal de son maître.  
 
Aldébaran sourit. Shion révéla alors la présence d’une coupe emplie d’eau et posée sur un plateau.  
 
- Mais pour cela il doit accepter de prendre l’eau qui se trouve dans cette coupe, cette eau que je viens de te porter.  
 
- D’où vient-elle ?  
 
- De l’armure d’argent de la Coupe.
 
 
Le chevalier du Taureau eut un sourire triste.  
 
- Suis-je donc en si mauvais état ?  J’accepte Shion, je vais boire cette eau si ce simple fait me permet d’égaler l’homme qui jadis donna un sens à mon existence.  
 
Le Grand Pope prit la coupe dans ses mains pour la porter à Aldébaran. Le chevalier commença à boire. Il apprécia la fraîcheur de l’eau ainsi que sa pureté. Shion reprit la coupe pour la reposer sur le plateau.  
 
- Je m’en vais l’ami.  
 
Quand le Grand Pope sortit, Aldébaran dormait déjà. Mais les traits de son visage étaient apaisés.
 
 
*

 
Quand Shion et Pholos arrivèrent à l’arène du sanctuaire, ils constatèrent avec surprise la présence de Kshatriya le chevalier d’or de la Vierge. Kshatriya n’était pas seul, il était accompagné de l’unique élève qu’il avait formé : Deltotron le chevalier d’argent du Triangle. Après un salut très simple, Shion gagna une position en hauteur. Pholos descendit les escaliers et déposa dans l’arène la Pandora Box du l’armure de bronze du Loup. Il ne restait plus qu’à attendre. Pholos opta pour une conversation rapide avec le chevalier de la Vierge qui se tenait à l’écart avec son disciple.  
 
- Je crois bien te voir ici pour la première fois Kshatriya.  
 
- Une intuition m’a poussé à venir en ce lieu en cette heure.
 
 
C’est avec un sourire amusé que Pholos répondit par une petit pique.  
 
- Une intuition ? Plutôt étrange de la part de quelqu’un qui recherche sans cesse la Vérité.  
 
Kshatriya sourit à son tour mais ne répondit pas. Il restait encore quelques minutes et déjà une foule nombreuse s’installait pour profiter du combat à venir. La plupart des spectateurs était composée d’un mélange de gardes du Sanctuaire et d’aspirants chevaliers. D’ailleurs à cet instant précis, la présence de Kshatriya en ce lieu était de toutes les conversations.  
 
- Tu as une idée pour le vainqueur ? Demanda alors Pholos à Kshatriya.  
 
- J’opte pour Jonas, même si avec un prénom comme celui-là le gamin collerait mieux à l’armure d’argent de la Baleine.  
 
Cette fois Pholos fut totalement déconcerté. Il ne s’attendait guère à un trait d’humour provenant de la part de Kshatriya. Après quelques secondes il partit à rire de bon cœur. Il s’en alla rejoindre le Grand Pope toujours en rigolant à moitié.  
 
C’est alors que les deux aspirants chevaliers qui devaient s’affronter pour l’armure de bronze du Loup entrèrent dans l’arène. Il y avait d’un côté un dénommé Jonas âgé de quatorze ans, son physique était assez frêle malgré l’entraînement difficile qu’il avait connu au Sanctuaire. Son adversaire, un garçon de dix-sept ans connu sous le nom de Rolon, semblait plutôt certain de sa force. Les deux jeunes gens se placèrent face à face.  
 
- Commencez.  
 
L’ordre du Grand Pope était clair. Cependant Jonas ne bougea pas, restant en position de défense. Cette attitude semblait déconcerter Rolon qui s’énerva rapidement. Il s’avança avec célérité et tenta un crochet du droit, Jonas l’esquiva. Cependant, en même temps que Rolon envoyait son poing droit en direction de la tête de son adversaire, il fit de même avec le gauche mais en visant la poitrine. Jonas réagit rapidement en bloquant la deuxième attaque avant d’exécuter un bond en arrière et de créer ainsi une certaine distance entre lui et Rolon.  
 
Les minutes qui suivirent ne furent guère différentes, Rolon attaquait sans cesse mais sans parvenir à toujours son adversaire. Alors que Jonas ne s’épuisait pas, Rolon lui montrait déjà des signes de fatigue. Jonas ferma subitement les yeux, se concentra sur la puissance qui sommeillait en lui pour la faire exploser. Son Cosmos s’éleva alors subitement et son énergie devint visible, entourant tout son être.  
 
- Dead Howling.  
 
Le jeune homme attaque en projetant à la vitesse du son des lames d'air tranchantes, telles des griffes de loup. Rolon, totalement dépassé ne parvint pas à esquiver l’attaque. Ses vêtements se déchirèrent comme s’il avait été griffé par un loup et du sang s’écoula. Il s’écroula en arrière tout en perdant connaissance.  
 
D’un grand silence on passa alors à un tonnerre d’applaudissement pour féliciter la victoire du jeune Jonas. Alors qu’un soigneur s’occupait de Rolon, le Grand Pope se leva pour descendre dans l’arène. Alors que le jeune vainqueur s’agenouillait devant Shion alors que celui-ci déplaça la Pandora Box par la seule force de sa pensée.  
 
- Félicitation jeune Jonas. Moi, Grand Pope du Sanctuaire et représentant de la déesse Athéna protectrice de la Terre, je te reconnais aujourd’hui comme chevalier de bronze du Loup. Toutefois je dois te mettre en garde, en aucun cas tu ne dois user de ton armure, si ce n’est pour défendre la justice. Prêtes-tu serment à Athéna, au Sanctuaire et à moi-même ?  
 
- Moi, Jonas, je jure aujourd’hui de défendre notre déesse, son Sanctuaire, son représentant et sa cause. L’armure du Loup servira uniquement pour ces raisons.  
 
Shion en avait terminé. Il tourna le dos à Jonas, monta les escaliers et quitta l’arène avec Pholos. La majorité des personnes qui avait assisté au combat faisant de même, seuls restèrent quelques camarades du jeune Jonas qui s’en allèrent le féliciter pour sa victoire et sa nomination. Le garçon ne semblait pas se rendre compte de l’importance de l’instant, l’insouciance reprenait le dessus. Kshatriya et Deltotron contemplaient la scène.  
 
- Votre intuition était bonne maître.  
 
- Bien entendu. Il ne pouvait en être autrement.
 
 
Deltotron ne dit mot alors que Kshatriya descendait à son tour dans l’arène. Le silence se fit et les personnes entourant Jonas s’écartèrent pour laisser passer le chevalier d’or. Une sorte de malaise s’installa, personne ne savait comment se comporter en présence du mystérieux Kshatriya. Ce dernier posa une main sur l’épaule droite de Jonas.  
 
- Mon garçon, nous allons suivre ta carrière avec le plus grand intérêt.  
 
Et sans en dire plus il repartit en direction de la sortie de l’arène. Cependant Jonas entendit dans sa tête un message secret qui lui était destiné à lui et à lui seul.  
 
Si tu veux développer ton Cosmos et devenir fort, alors c’est dans le temple de la Vierge qu’il te faudra venir.
 
 
*

 
Une semaine s’était donc écoulée depuis l’étrange attaque de cette nuit fatidique. En plus de l’enterrement du chevalier d’argent du Centaure et de la nomination du chevalier de bronze du Loup, Shion avait longuement médité, sans oublier les nuits passées à observer et lire les étoiles. Après ces quelques jours de flottement et d’attente, il était venu le temps d’agir. Shion qui se trouvait avec Riki dans la salle d’audience de son palais se décida enfin à faire appel à ses chevaliers.  
 
- Riki. Tu vas faire venir Kastor le chevalier d’or des Gémeaux. J’ai une mission pour lui. Après tu iras trouver Harold chevalier d’argent de Persée, Edward chevalier d’argent du Grand Chien et Anastase chevalier de bronze du Lynx. Ils devront venir me trouver après Kastor.  
 
- Bien Grand Pope. Je m’en vais donc vers la maison des Gémeaux.
 
 
Shion resta seul. Après quelques minutes il se perdit de ses pensées.  
 
Une nouvelle guerre est sur le point de débuter. Si je peux en prédire les grandes lignes, il y a ce voile qui vient nuire ma lecture des étoiles. Une puissance distante, mystérieuse et incommensurable est à l’œuvre dans ce monde, de nouveau nous voilà les jouets des forces supérieures.  
 
Malgré son apparence calme, Shion était comme submergé par la colère. Il serrait les points nerveusement et à cet instant son seul désir était de briser un mur pour calmer ses nerfs. Il n’y avait pas d’inquiète mais de la colère et la haine. Il savait que le Sanctuaire allait demeurer, au moins jusqu’au vingtième siècle, Méphistophélès/Kairos lui avait montré jadis. Mais combien de chevaliers allaient encore tomber dans une guerre aussi vaine qu’inutile ? Il percevait aussi comme une goutte d’obscurité dans le cœur de nombreux chevalier, une goutte qui menaçait de croître subitement pour les submerger.  
 
Athéna. J’ai besoin de votre force.  
 
À la seule pensée de la déesse qu’il vénérait, Shion retrouva son calme. Un vieux souvenir refit alors surface : une jeune fille frêle mais étant une déesse, un garçon courageux portant l’armure de Pégase et un autre jeune homme qui avait été le corps réceptacle et le manipulateur d’Hadès.  
 
Athéna et Pégase … pour une fois au moins vous allez éviter une guerre …

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Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Sam 28 Déc - 21:55

Chapitre trois : d’une nouvelle attaque au temps des missions.
 
 
- Je te salue Samakah, aspirant chevalier.  
 
Samakah était un garçon âgé de quinze ans. Il n’était pas chevalier mais aspirant. Il s’entrainait durement depuis plus d’un an dans les roseraies du Sanctuaire. Son visage était sans doute le plus beau de tous les visages des hommes de cet espace sacré. Un visage fin, des cheveux aussi éclatants que les feux d’Apollon et des yeux azurs, tel était le jeune garçon.  
 
Mais aussi une étrange détermination et de la tristesse dans ce regard qui ne cesse de scruter au loin, pensa Riki, il augmente sans cesse la distance entre lui et ses prochains, le poison augmente encore et encore dans ses veines.
 
- Bonjour Riki.  
 
- Il est bien rare de te voir dans ce temple.  
 
- Car il n’est pas le mien. Aujourd’hui j’étudie, demain je reprends l’entraînement dans les champs de rose.
 
 
Il me semble bien pâle, sa santé se dégrade.  
 
- As-tu été malade récemment ?  
 
Samakah acquiesça silencieusement de la tête. Il détourna son regard, il semblait craindre le fait de croiser celui de Riki.  
 
- Je ne puis rester plus longtemps Samakah, j’ai à faire. Cependant en tant que chevalier et aîné je te conseille de ralentir quelque peu l’assimilation du poison. L’objectif d’un aspirant chevalier d’or des Poissons est de devenir plus fort que le mal qui le ronge et non trouver la mort dans un combat aussi vain qu’inutile. Si tu devais poursuivre avant toute chose un objectif purement personnel, seule la mort t’attend au bout du chemin. Tu ne dois pas oublier la cause que nous servons tous.  
 
Le jeune garçon se mordit la lèvre inférieure. Ses yeux se posèrent sur le sol. Il était impossible à cet instant de connaître les pensées qui l’envahissaient, toutefois Riki percevait comme une sorte de crainte ou de honte chez Samakah.  
 
- De tous les aspirants et apprentis tu es celui qui a opté pour le chemin le plus difficile. Si tu parviens au bout alors grande sera ta force. Toutefois tu es déjà très fort, tu dois apprendre à avoir confiance en ta propre force mon garçon.  
 
Cette fois il releva les yeux et regarda un instant Riki, un sourire forcé embellit un court instant son doux visage.  
 
- Je te laisse.  
 
Riki s’engagea dans le temple, il s’était déjà éloigne d’une quinzaine de mètres quand Samakah l’interpela depuis sa position.  
 
- Riki.  
 
Le chevalier cessa sa marche pour se tourner vers le garçon.  
 
- Merci à vous seigneur Riki.  
 
- Je t’en prie mon garçon.  
 
Cette fois-ci la discussion s’acheva pour de bon. Le chevalier de l’Autel traversa la maison des Poissons avec célérité. Les cinq temples suivant étaient vide, celui des Verseau n’avait pas propriétaire depuis un siècle, les chevaliers du Capricorne et du Sagittaire devaient sans aucun doute superviser l’entraînement des apprentis chevaliers, la maison du Scorpion était dans le même cas que celle du Verseau. Le temple de la Balance était vide lui aussi, non pas qu’il n’y avait pas de chevalier d’or de ce signe bien au contraire, mais celui-ci avait quitté les lieux depuis cent ans pour mener une mission secrète confiée par la dernière réincarnation d’Athéna. Dans la maison de la Vierge, Kshatriya méditait. Riki passa sans le déranger. La concentration du chevalier de la Vierge était toujours aussi impressionnante. Continuant sa descente, il rencontra Hippomène chevalier d’or du Lion et demi-frère de Pholos. Hippomène n’avait guère le temps ni l’envie de discuter car toutes ses pensées semblaient accaparées par quelque chose d’indéfinissable. Continuant sa marche, il arriva alors au temple du Cancer, vide lui aussi, car son propriétaire avait été envoyé en mission. Il connaissait mal ce chevalier, à tel point qu’il ignorait son nom, il se demandait même s’il en avait un d’ailleurs. Mais le temps n’étant pas à ce genre de réflexion il se hâta de terminer sa descente pour enfin arriver à destination.  
 
Il rencontra d’abord une jeune femme qui était servante dans le temple des Gémeaux. Elle avait moins de vingt ans et de longs cheveux sombres qu’elle portait librement. Ses yeux noirs donnaient une étrange profondeur à son regard qui était à se perdre dedans. Portant la robe blanche des servantes du Sanctuaire et étant gracieuse naturellement elle offrait un contraste saisissant avec les chevaliers présents sur cette terre oubliée de tous. Riki savait qu’elle se nommait Charlotte, elle était française comme Kastor. Elle avait du mal avec le grec, malgré des progrès étonnant effectués ces derniers mois, pour s’adresser à elle le chevalier opta pour sa langue maternelle.  
 
- Je te salue. Je suis ici pour m’entretenir avec ton maître. Puis-je le voir ?  
 
- Bonjour à vous seigneur chevalier. Mon maître se trouve dans sa pièce d’étude, je vous y mène.  
 
La pièce d’étude, un endroit que Kastor affectionnait tout particulièrement. Il y passait des heures et des heures à étudier l’histoire, les mythologies ou la physique. Riki n’était jamais entré dans cette pièce, il fut étonné d’y voir le nombre incroyable de livres, manuscrits et parchemins présents en plus de différents artefacts anciens. La servante s’effaça, laissant les deux chevaliers ensemble.  
 
*

 
Les Cinq Pics, Chine.  
 
Il s’agissait d’une région paisible et reculée de la Chine lointaine. Il y avait là une zone montagneuse et Cinq Pics somptueux qui s’élevaient vers le ciel comme pour le prendre d’assaut. Une cascade aussi belle que puissante laissant entendre son chant apaisant à un vieil homme qui méditait sous les pâles rayons argentés de l’astre lunaire. Cela fait un siècle environs que cet homme se tenait là. Tous les jours il venait pour s’asseoir et méditer, surveillant ainsi une tour oubliée dans laquelle était enfermé un terrible secret.  
 
À cet instant cet homme qui se nommait Dôko était sur ses gardes. Depuis quelques heures maintenant il percevait une manifestation étrange d’un Cosmos agressif dans la région. Il savait que l’inconnu viendrait à lui, car il était le seul ici à posséder un Cosmos puissant. Il attendait. Calmement comme toujours. En tailleur, les yeux fermés et concentré sur son environnement proche, il attendait encore et encore. Il supposait que cet individu devait avoir un rapport avec la puissance qui avait attaqué le Sanctuaire et son ami Shion. Malgré la colère de ce Cosmos, il y avait aussi une sorte d’indécision, le doute était dans le cœur dans son adversaire. Quelques heures s’écoulèrent encore avant que l’inconnu ne se décide enfin, son Cosmos se rapprocha alors de la position de Dôko.  
 
De l’obscurité de la nuit une ombre s’avança vers le vieillard. Il s’agissait d’un homme qui semblait particulièrement musclé. Dôko l’étudia tout en gardant ses yeux fermés. Il n’avait plus besoin de ses yeux pour voir tant était grande sa maîtrise de son énergie. Ainsi il contempla le Cosmos et la nature profonde de l’individu tout en percevait son physique. L’homme avait les traits marqués par les combats, balafres et estafilades diverses zébraient son visage. Sans dire un mot et sans plus attendre, l’inconnu attaqua alors. Son Cosmos s’éleva telle une tempête et il frappa, des flammes rougeâtres s’élevèrent et fusèrent en direction de Dôko qui stoppa l’attaque de sa seule main droite. Les flammes semblaient bloquées par un mur invisible, en vérité elles l’étaient par le Cosmos de vieillard. L’inconnu recula de quelques pas. Dôko alors se leva, brisant ainsi sa posture de méditation.  
 
- Quelle impolitesse jeune homme, attaquer ainsi un vieillard sans même se présenter. Je déplore ton manque total d’éducation.  
 
L’adversaire serra ses poings alors qu’il était totalement submerger par sa colère et son désarroi. Il tenta de nouveau son attaque qui une fois encore fut stoppée nette par Dôko.  
 
- Jadis j’ai affronté un véritable maître du feu obscur. Tes flammes n’ont pas la chaleur des siennes. Elles ne peuvent que brûler et encore, ses flammes pouvaient vous pénétrer et vous annihiler totalement, corps et esprit. Tu ne pourras pas me vaincre avec ton faible niveau jeune inconnu.  
 
La colère fut remplacée par la peur. Et l’adversaire de Dôko exécuta un demi-tour et commença à courir prenant ainsi la fuite. C’est alors que le chevalier ressentit une autre présence, bien plus forte que celle de son agresseur. Il perçut l’attaque, mais elle ni le visait pas. Il eut juste le temps de gagner le premier assaillant, de se placer devant lui pour le préserver du second. Malgré sa force, Dôko recula de quelques mètres sous la force de l’attaque.  
 
À cet instant la scène était plutôt confuse. Le jeune agresseur de Dôko était à terre, tétanisé il était incapable de penser ou d’agir. Dôko se tenait devant lui mais lui tournant le dos, le préservant ainsi du troisième personnage qui s’avança alors. Il s’agissait d’un homme de grande taille à la peau sombre. Il portait comme une sorte d’armure, à l’image des chevaliers ou des Spectres d’Hadès, mais Dôko était dans l’incapacité de l’identifier, il ne connaissait tout simplement pas ce type de protection.
 
- Vous êtes celui qui se fait nommer Vieux Maître n’est-ce pas, ou devrais-je dire Dôko chevalier d’or de la Balance ?  
 
- Lui-même, et vous-êtes ?  
 
- Aucune importance, je ne suis que le pourfendeur, celui qui va en terminer avec vous à la différence du lâche et faiblard que vous venez de sauver.
 
 
- Encore une fois, aucune éducation. Même les Spectres d’Hadès se présentaient à nous lors des batailles qui nous opposèrent à eux.  
 
- Nous ne sommes pas ces Spectres vieillard sénile.  
 
- Sans rire. Comme si je l’ignorais !  
 
- Si les flammes ne peuvent atteindre leur cible alors la force destructrice du vent fera son œuvre. Tu vas goûter à ma toute puissance et ainsi disparaître de cette Terre.
 
 
Dôko ne répondit pas à cette dernière provocation. Il se tenait en position de défense. En même temps il étudiait son adversaire et son Cosmos. Cette fois il faisait face à quelqu’un de véritablement dangereux, même si quelque part le Vieux Maître se doutait que son nouvel ennemi ne parviendrait pas non plus à lui faire mordre la poussière.  
 
- Par la lance de vent !  
 
Un vent d’une puissance inimaginable se déchaîna alors en direction de Dôko. Les arbres furent balayés et les rochers devinrent poussière. La terre se déchira sous la violence de l’attaque qui balaya tout sur son passage. Une partie du terrain s’effondra dans la rivière en contrebas dans bruit terrible pourtant moins assourdissant que la tempête déclenchée par l’assaillant.  
 
Quand le calme revint, il était seul. Il n’y avait aucune trace du Vieux Maître ou du pleutre qui avait été chargé en premier de l’exécuter. Le mystérieux guerrier se sentit plein de fierté jusqu’au moment où il perçut comme l’émanation d’un Cosmos qu’il pensait avoir éliminé. Une partie du terrain était encore masqué par un épais nuage de poussière qui s’élevait doucement vers le ciel. Mais de ce nuage fut alors balayé par une intense lumière dorée. Il vit alors Dôko, ses vêtements déchirés et des coupures partout sur le corps, mais devant lui se tenait son armure d’or qui l’avait protégé.  
 
- Et bien. Cela faisait longtemps que je n’avais pas subi cela. Tellement longtemps que je me prenais pour quelqu’un d’invincible. Encore une fois je suis victime de mon orgueil. Sans l’intervention inopinée de mon armure, tu aurais sans doute réussi ta mission.  
 
- Par les Enfers ! Si tu crois pouvoir sauver ta peau misérable avec ton armure tu te trompes l’ancêtre.
 
 
L’armure d’or de la Balance éclata alors pour s’en aller recouvrir son propriétaire. Dôko sentait en lui l’excitation du combat. Cependant il ne pouvait se laisser aller car il pensait à cet instant que son adversaire n’avait pas encore utilisé toute sa force.  
 
- Vas-tu encore attendre grand-père ou tu attaques ?  
 
Hum … ton assurance et ta trop confiance en toi vont te perdre l’ami.  
 
- Je suis quelqu’un d’éduqué, alors je te laisse l’honneur d’agir le premier.  
 
L’homme leva les bras vers le ciel, les paumes de ses mains en contact. Il concentrait toute son énergie dans ses bras et ses mains.  
 
Cette fois c’est différent de sa lance qu’il a envoyé tout à l’heure, que cherche-t-il à faire ? Une épée ? Mais une épée seule ne sera pas terrasser une armée.  
 
Dôko mit ses deux bras en avant, concentrant lui aussi son pouvoir. Il allait de nouveau utiliser sa technique suprême. Il sentait en lui bouillir le sang de sa déesse. Ce même sang qui lui avait été injecté par Deutéros des Gémeaux lors de la précédente Guerre Sainte pour le soigner de la blessure qu’Hadès lui-même lui avait infligé. Ce sang qu’il avait utilisé pour éveiller l’armure d’Athéna et qui lui avait permis plus tard de s’éveiller au huitième sens. Il en restait encore une infime partie en lui, mais cela lui conférait un immense pouvoir. Après un siècle entier, il était parvenu à maîtriser en grande partie ce pouvoir présent en lui. Cependant pour éviter de déchaîner un pouvoir trop grand pouvant tout annihiler dans un rayon de plusieurs mètres, il devait rester pleinement concentré et maître de lui-même.  
 
- Tu vas mourir cette fois vieillard inutile. Par l’épée divine d’Éole !  
 
La force destructrice fut encore plus effroyable. Mais Dôko était en position et la vitesse d’attaque de l’assaillant était inférieure à la sienne.  
 
- Rozan Hyaku Ryū Ha.  
 
Le vent qui avait l’apparence d’une lame rencontra une centaine de dragons de lumières qui la dévorèrent avant de foncer en direction de l’ennemi qui fut touché de plein fouet. Celui-ci hurla de douleur, balayé par l’attaque du chevalier il s’écroula une quinzaine de mètre plus loin, mort. Là où les deux techniques s’étaient entrechoquées, il ne restait rien sinon un cratère encore fumant. Le Vieux Maître se retourna vers le jeune homme qui avait essayé de le tuer et qu’il avait protégé après son échec, celui-ci avait perdu connaissance. Après avoir quitté son armure il ramassa l’évanoui pour le mener dans sa demeure.
 
 
*

 
Kastor des Gémeaux se releva après s’être agenouillé pour saluer le Grand Pope. Après que Riki se soit personnellement déplacé pour l’informer que Shion voulait le voir, le chevalier de l’Autel était allé quérir d’autres chevaliers selon les souhaits du Grand Pope.  
 
- Kastor des Gémeaux, j’ai une mission pour toi.  
 
- Je suis à vos ordres à ceux de notre déesse.  

 
Sur les genoux de Shion, qui se tenait sur son trône, se trouvait un rouleau de parchemin. Il le tendit à Kastor.  
 
- Tu trouveras sur ce rouleau les informations nécessaires pour cette mission, mais il sera à lire plus tard.  
 
- Où dois-je me rendre Grand Pope ?  
 
- En France, ton pays d’origine. Plus précisément dans le Berry, une région qui je crois ne t’est pas totalement inconnue.  
 
- Dans mon enfance j’y ai vécu quelques années.  
 
- Bien. Une fois arrivé dans cette région tu liras le parchemin, il t’indiquera où te rendre en particulier. Je t’envoie sur la trace d’un homme qui s’est manifesté il y a quelques semaines via une missive secrète envoyée au Sanctuaire. Cet homme … pourrait nous être utile, il te faudra le convaincre de nous rejoindre. Le reste, tu le découvriras par toi-même, sur place.
 
 
Kastor s’inclina devant le Grand Pope, puis il partit. Il s’agissait de sa première mission en-dehors du sanctuaire depuis sa nomination en tant que chevalier d’or des Gémeaux, et celle-ci allait le mener dans une région qu’il connaissait bien pour y avoir vécu une partie de sa vie en plus de son plus grand drame personnel.
 
 
*

 
Quelques heures après avoir reçu Kastor, Shion accueillit trois autres de ses chevaliers. Deux d’argent qui était Harold de Persée et Edward du Grand Chien et un de bronze, Anastase du Lynx. La discussion fut toute aussi brève que celle que le Grand Pope avait eu avec Kastor. Les trois chevaliers descendirent ensuite vers l’une des sorties du sanctuaire en passant naturellement par le chemin des douze maisons. Une fois le descente effectuée, ils quittèrent le Sanctuaire, leur Pandora Box sur le dos.  
 
*

 
Les Cinq Pics, Chine.
 
Dôko avait couché le jeune inconnu sur son lit. Il avait soigné ses blessures, il cherchait maintenant à faire diminuer sa fièvre. Il y avait quelque chose d’étrange en ce garçon. Quelque chose qu’il ne parvenait pas vraiment identifier. Il avait une certitude, en aucun cas il ne pouvait maîtriser son Cosmos et donc l’utiliser, et pourtant il l’avait fait. Il le sentait clairement, le corps du jeune inconnu n’avait pas été entraîné mais bel et bien forcé, cela valait aussi pour son esprit.  
 
Il posa un linge humide sur le front brûlant du jeune homme. Il lui fit boire un verre d’eau mélangée à une solution faite à partir d’une plante locale, très efficace contre la fièvre et les douleurs. Puis il posa ses mains sur les joues de son patient, cherchant à analyser en profondeur l’anomalie qu’il avait constaté dans son corps. Une force était à l’œuvre. Elle devait être temporaire car il perdrait en intensité. Dôko soupira, laissant ses bras retomber.  

Je ne sais pas … je ne parviens pas à comprendre. Cela m’échappe et me dépasse.  
 
Il porta son regard sur un étrange tatouage que portait l’inconnu à son épaule droite. Il s’agissait d’une étoile à seize branche, symbolisant le soleil.  
 
C’est l’étoile macédonienne, symbole du grand Alexandre et de son père Philippe avant lui. Mais j’ignore si ce symbole a quelque chose à voir avec cette affaire …  
 
Dôko allait continuer de surveiller son patient pour ensuite l’interroger. Il était parvenu à la conclusion logique que le jeune inconnu avait été forcé, aussi bien dans l’usage du Cosmos que pour l’attaque. Il devait aussi le protéger, si éventuellement quelqu’un d’autre venait pour l’attaquer.  
 
Je sens que je vais devoir quitter momentanément cet endroit que j’aime tant.  
 
Protéger, interroger et comprendre mais aussi prévenir son vieil ami de toujours qui régnait sur le Sanctuaire. Le Vieux Maître avait fort à faire.

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Yashu'
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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Sam 28 Déc - 22:17

J'ai lu que le chapitre 1 et c'est génial bravo j'adore l'écriture, on entre tout de suite dans l'univers j'attend la suite !

EDIT : j'ai lu la suite et c'est très bien l'histoire est bien montée Doko de la balance a bien la classe, j'ai hâte de lire la suite

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Esus
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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Dim 29 Déc - 8:47

Merci Shun. Voilà le dernier chapitre rédigé pour le moment, mais celui-là je dois le reprendre pour le modifier complètement et rajouter de nombreux éléments. Dans ce nouveau chapitre je pète un câble sur le Berry mais c'est normal, j'en suis originaire  Very Happy .


Chapitre quatre : le descendant d’un ancien chevalier d’Athéna.
 
 
Quelque part sur une île du Pacifique.  
 
Les battements de son cœur avaient encore accéléré et il était à bout de souffle. Il avait du mal à respirer dans cette atmosphère brûlante, emplie de particules volcaniques. Il sentait la sueur s’écouler le long de son visage. Alors qu’il dévalait la pente rocailleuse du volcan qui régnait en maître sur l’île, son regard se porta sur ses mains ensanglantées. Il sentait encore le goût du sang dans sa bouche et la lourdeur de ses membres. Il avait du mal à percevoir correctement son environnement, il était blessé et il allait vite. Cependant il aperçut comme une sorte de crevasse, il changea subitement de direction, se retourna et envoya une vague de Cosmos vers ses poursuivants. La déflagration eut pour effet de soulever un épais nuage de cendres, et notre homme en profita pour masquer son énergie tout en sautant de la fosse.  
 
Il faut croire que j’aime tous les mondes souterrains.  
 
Il était trop fatigué pour contrôler sa chute. Il se cogna violement la tête contre la roche, perdant ainsi connaissance. Lorsqu’il reprit connaissance il ignorait combien de temps il avait passé ainsi. Il s’assit et resta longuement ainsi, recru de fatigue et presque de désespoir. Il ignorait tout de cet abîme sans fond dans laquelle il s’était lancé. Cependant ses poursuivants n’étaient pas là et il ne percevait aucune présence dans ce monde souterrain. Il ferma les yeux prenant le temps de se relaxer. Il sentit la torpeur l’envahir, à cet instant sa seule envie était d’abandonner, de se laisser aller et de partir pour l’ultime voyage, celui qui ne menait qu’à d’horribles souffrances éternelles. Cependant un souvenir lointain commença à remonter à la surface de son esprit harassé, et le sens du devoir reprit alors le dessus sur le désespoir et la lassitude. Il avait une mission à accomplir, et personne à part lui ne pouvait la mener à bien. Il se releva avec difficulté, tituba sur quelques mètres et partit enfin avec un peu plus d’assurance malgré des jambes aussi fragiles que celles d’un faon à la naissance.  
 
Il créa une flamme bleutée autour de sa main droite pour mieux percevoir son environnement. Il ne le regretta pas, car malgré l’urgence de la situation il apprécia toute la majesté d’un monde méconnu des Hommes et pourtant superbe. Il avançait dans une caverne qui étalait sa voûte de cristal de roches et de gemmes. À chaque mouvement de sa main des reflets divers et des couleurs mouvantes et changeantes prenaient vie avant de disparaître tout aussi subitement. Tout était éblouissant et furtif, à cela s’ajoutait le mélange apaisant des lueurs écarlates, orangées, hyacinthe ou sinople.  
 
Ma lumière éveille brièvement l’âme des cristaux, pensa-t-il poétiquement. Il y a comme une aube et un crépuscule, et je suis leur soleil.  
 
Après des heures passées à arpenter les galeries de l’île, il sentit un changement soudain dans l’atmosphère souterraine. Il y avait comme une vapeur qui flottait, invisible mais qu’il percevait. Il retrouva subitement quelques forces et accéléra la pas, c’est alors qu’il tomba sur une vaste étendue d’eau. Avant de boire il étudia l’endroit en intensifiant sa flamme. Quelques ruisseaux venaient alimenter cette étendue pourtant salée. Il crut percevoir comme une lueur sous l’eau sur sa gauche. Promesse d’un passage vers l’extérieur lui permettant de quitter les grottes et aussi l’île comme le sel de l’eau semblait l’annoncer, il y avait bel et un lien entre cette caverne et l’océan. Il but à l’un des ruisseaux avant de se reposer quelques heures. Il dormit d’un sommeil sans rêve mais réparateur. Puis, il s’engagea dans l’eau froide en direction de la pâle lueur qu’il avait vu au fond du lac souterrain.  

*


France, Berry.  
 
Il faisait face à un ancien château qui était en très mauvais état. Deux tours s’élevaient encore, une à trois quarts effondrée et l’autre fissurée de bas en haut. Jadis cette demeure avait été le plus beau de tous les châteaux à en croire les chroniqueurs de l’époque, lieu de résidence de Jean le duc du Berry mais aussi l’endroit de l’ultime soupir de Charles VII le Victorieux. Et depuis ce temps le château avait connu bien des déboires. Touché par la foudre il avait brûlé. Puis il avait été transformé en carrière pour bâtir les fermes des alentours. Il ne restait guère d’éléments de sa splendeur passée. Mais Kastor devait maintenant se détourner de cette vue, il avait encore quelques kilomètres à effectuer pour rencontrer l’homme qui intéressait le Grand Pope lui-même. Il quitta la petite ville où se trouvait le château pour s’enfoncer dans la campagne berrichonne. La terre était fertile et bien arrosée, un lieu idéal pour la culture et l’élevage, et depuis toujours les paysans avaient privilégié cette région. Les immenses forêts étaient pleines de gibier en plus des champignons et des châtaignes.  
 
Le Grand Pope lui avait laissé un parchemin avec les informations nécessaires pour trouver la personne recherchée. Il y avait une demeure, une maison perdue dans les terres de Sologne. Dans les souvenirs de Kastor, la bâtisse était abandonnée depuis longtemps. Pour s’y rendre, il emprunta un chemin perdu en pleine forêt. La fonction première était la chasse, une simple maison pour les chasseurs. Cependant, à son arrivée, il constata un changement plutôt radical. Tout était ordonné, l’herbe et les haies, les fleurs et l’accès à la demeure. Il y avait un plan d’eau qui semblait être colonisé par une quinzaine de cygnes blancs. Kastor se remémora la présence d’un cygne sur les armoiries de l’ancien duc du Berry. Il n’était pas rare de voir ces oiseaux dans la région, toutefois le chevalier se prit à penser que la présence de ces animaux avait une signification certaine, car l’endroit ne semblait pas vouloir laisser de place au hasard.  
 
Une jeune femme se trouvait devant la maison. Kastor perçut de suite l’intensité de sa Cosmos énergie. Cette femme avait été entraînée, elle maîtrisait son Cosmos. Toutefois le Grand Pope avait parlé d’un homme.  
 
- Bonjour, puis-je vous aider ? Demanda-t-elle.  
 
- Bonjour. Je me nomme Kastor et je viens rencontrer le propriétaire de cette demeure.  
 
- Pour quelle raison ?  
 
- Une raison que ne nous regarde que tous les deux.  
 
La jeune femme haussa les sourcils. D’un geste elle invita Kastor à la suivre.  
 
- Je suis Ava, reprit-elle, l’apprentie du maître. Il est à l’intérieur. Suivez-moi.  
 
Mais Kastor se figea subitement. Ava se retourna perplexe.  
 
- Je ne ressens aucune présence à l’intérieur, je n’ai aucune raison d’entrer.  
 
- Bien entendu. Vous n’êtes pas n’importe qui …  

Ava ferma les yeux. Kastor sentit alors pleinement la puissance de son Cosmos. Tout autour d’elle de l’eau se rassemblait et bientôt, sous le contrôle de la jeune femme, cette eau prit la forme d’une dizaine de piques. Ava donna une impulsion avec ses bras et les piques foncèrent vers Kastor.  
 
Pas mal mais elle est trop lente, elle dépasse toutefois la vitesse d’un chevalier d’argent à son plus bas niveau.  
 
Kastor esquiva sans peine, les piques continuèrent leur course jusqu’au moment où son le contrôle d’Ava, ils exécutèrent un demi-tour pour rependre la direction de leur cible.  
 
Bravo. Ça c’est vraiment pas mal. Cependant je ne suis pas ici pour jouer.  
 
Non seulement Kastor esquiva de nouveau avec le plat de ses mains il trancha net les piques, Ava perdit tout contrôle et l’eau tomba à terre et s’écoula.  
 
Elle me cache son véritable niveau, elle est certainement plus forte et son contrôle de l’eau doit être supérieur. Je perçois dans son Cosmos comme une sorte de trace … énigmatique, source de sa puissance.  
 
Tous les deux adoptèrent une pose d’attente.  
 
Si elle contrôle l’eau je dois me méfier. Le corps humain d’un adulte étant constitué de soixante-cinq pourcents d’eau … je me demande … mais … je perçois une autre présence, lointaine qui se rapproche et vite. Et cet air glacial qui se lève, étrange.  
 
L’attaque fut soudaine. Ava frappa sans prévenir. Des dizaines de piques provenant de toutes les directions qui devaient se rejoindre là où se tenait Kastor.  
 
Non seulement elle a augmenté le nombre mais aussi sa vitesse.  
 
Il concentra son Cosmos dans la paume de ses mains, et avec la force de son esprit il ouvrit et plia l’espace lui-même. Les piques s’engouffrèrent dans ce trou pour ressurgir à quelques mètres à peine d’Ava qui fut totalement surprise. Elle allait être la victime de sa propre technique. C’est alors que l’autre présence ressentie se manifesta. Un homme apparut comme par magie devant Eva et balaya les piques d’un souffle glacial, l’eau se gela. Les piques tombèrent et se brisèrent. Si Kastor fut étonné, ce n’était pas à cause de l’entrée fracassante de cet individu, mais par son expression. Ses yeux, son visage, tout était inexpressif chez cet homme. De lui émanait comme un vent glacial, comme si l’hiver surgissait subitement. Il avait de cours cheveux noirs, légèrement bouclés. Les traits de son visage lui rappelaient vaguement quelqu’un, comme s’il avait déjà vu cette tête quelque part.  
 
Son Cosmos est aussi ardent que le mien, cet homme est l’égal des chevaliers d’or. Je commence à comprendre le Grand Pope et son intérêt.  
 
- Je me nomme Perry, le maître de ces lieux mais aussi d’Ava. Pardonnez l’attitude de mon apprentie je vous prie.  
 
- Je suis Kastor. J’accepte d’excuser l’attitude de cette jeune femme.
 
 
Perry acquiesça de la tête.  
 
- Êtes-vous un chevalier d’Athéna ?  
 
- En effet.  
 
- Êtes-vous le maître des dimensions, le plieur d’espace ? Le chevalier d’or des Gémeaux ?  
 
- Affirmatif.  
 
- C’est bien ce que je pensais, la technique que vous avez utilisé … Battons-nous chevalier.  
 
- Pourquoi ?
 
- Vous êtes ici sur mes terres, et jamais je n’ai autorisé votre venue ici. Je ne fais que me défendre.  
 
- Je n’attaque pas. Mais si tel est votre souhait …  
 
- Combattez-vous sans armure ?  
 
- Oui. Vous n’en possédez pas, alors je ne vais pas porter la mienne.  
 
- Ceci est une grave erreur. Qu’importe si l’adversaire ou l’ennemi ne possède aucune protection, dans un combat seule la victoire compte, qu’importe le moyen utilisé. L’honneur est une faiblesse chevalier, souvenez-vous en !
 
 
Quelle froide logique. Cet homme est … effrayant quelque part.  
 
- À l’intérieur Ava et vite !  
 
La jeune femme s’exécuta sans dire un mot. Une fois à l’intérieur de la maison, Perry et Kastor s’apprêtèrent pour leur affrontement. Perry intensifia son Cosmos subitement. À grande vitesse il envoya son bras droit en avant en hurlant :  
 
- Poussière de diamant !  
 
La vague de froid se dirigea vers Kastor qui plaça ses deux mains en avant. Il stoppa net l’attaque et en augmentant son propre Cosmos il en canalisa le flux avant de la renvoyer vers Perry. Mais là aussi l’attaque ne parvint pas à sa cible. Il y eut comme un obstacle entre elle et Perry et elle rebondit littéralement. Kastor bien qu’étonné réagit avec célérité, détournant la vague gelée dans une autre dimension. Le calme revint. Les deux combattants s’observaient mutuellement. Kastor cherchait à comprendre comment Perry avait stoppé et détourné la vague de froid qu’il avait renvoyé, en vain.  
 
- Pourquoi avoir cessez l’affrontement chevalier ?  
 
- Il était inutile de se la renvoyer sans cesse. Notre Cosmos brille d’une intensité égale, tu es aussi puissant qu’un chevalier d’or. Et je n’ai guère l’envie de me lancer dans une bataille de mille jours.  
 
- Rien n’est terminé, tout ne fait que commencer.
 
 
Kastor resta prudent. Malgré sa concentration et son analyse parfaite du combat il ressentait en lui comme une certaine excitation. Mais Perry lui restait de glace. Rien ne semblait pouvoir l’émouvoir et l’atteindre. Perry leva de nouveau la main droite.  
 
Que prépare-t-il. Une même technique ne marche pas deux fois sur un chevalier, et quelqu’un de son niveau devrait le savoir. Mais … qu’est-ce que …  
 
Kastor était maintenant entouré d’une dizaine de cercles de glaces qui bloquaient ses mouvements.  
 
- J’imagine que vous devinez l’usage de cette technique chevalier. Maintenant vous avez deux choix. Un, vous essayez d’esquiver mon attaque, les cercles se transforment pour vous geler, il s’agit des grands cercles de glace qui se rapprochent du zéro absolu. Deux, vous faites face mais mon attaque porte aussi sur la maîtrise du zéro absolu. Dans tous les cas vous êtes perdant.  
 
L’enfoiré. Et pourtant il a connaissance de ma maîtrise des dimensions et si … mais bon sans mais c’es bien sur. Je te réserve une surprise camarade, et celle-ci ne devrait pas te laisser de glace.  
 
- Poussière de diamant zéro !  
 
Cette fois la vague de froid surpassait de loin la précédente et Kastor sentit qu’elle était capable de faire cesser tout mouvement atomique. Il intensifia alors son énergie, cherchant à briser les cercles l’entourant. Dès lors il sentit le Cosmos des cercles s’intensifier, la chute de la température fut brutale. Alors que la vague de froid fusait toujours vers lui, il créa un nouveau trou dans la trame de l’espace-temps pour y renvoyer les grands cercles de glace.  
 
J’ai vu juste, il maîtrise toujours la première vague, mais celle-ci étant sur mon propre terrain, je vais la détourner contre lui.  
 
La première, celle de la poussière de diamant que Kastor avait renvoyé dans une autre dimension. Perry attendait qu’une chose, le troisième choix, celui de rouvrir un chemin vers cet espace supérieur dans lequel attendait la première vague qui n’avait plus de maître. Perry pensait pouvoir utiliser cette vague pour tromper Kastor, mais ce dernier avait deviné le plan de son adversaire. Kastor ignora la vague de la poussière de diamant zéro qui se rapprochait pourtant, préférant se concentrer sur les grands cercles et la poussière de diamant. Il fusionna les deux attaques et garda le contrôle grâce à son Cosmos, enfin il décida d’envoyer cette nouvelle vague dans l’espace conventionnel pour contrer la poussière de diamant zéro. Le choc des attaques fut effroyables. Kastor comme Perry furent repoussés violement sous la violence de la rencontre et de l’annihilation mutuelle des deux vagues de froid. Encore une fois le calme revint. Tout était gelé et envahit par la glace dans un diamètre de plusieurs dizaines de mètres. Perry et Kastor se relevèrent avec difficulté. Tous les deux étaient blessés. Rien de grave, s’ils avaient eu du mal pour se relever, s’était à cause du choc terrible.  

- Admirable chevalier, reprit Perry en essuyant du sang qui s’écoulait de sa bouche. Il n’était pas aisé de percevoir, comprendre et contrer le troisième choix pour au final en donner un quatrième.  
 
- Perry, vous êtes un génie du combat c’est indéniable. J’ignore pourquoi vous maîtrisez ainsi les techniques du chevalier d’or du Verseau, toutefois je dois bien avouer que le maîtrise est parfaite.
 
- Je suis le descendant d’un ancien chevalier du Verseau. Un homme qui connut maintes guerres et qui même après avoir légué son titre et son rang à son jeune disciple, continua à protéger ce monde au nom de la déesse Athéna.  
 
- Votre ancêtre … Crest … il s’agit de Crest.  
 
- Bravo. Il garda secret l’existence de son enfant. Il l’entraîna. Puis cet enfant devint adulte. Il eut lui-même des enfants qu’il entraîna. Et ainsi de suite jusqu’à moi. Il faut croire que Crest avait prévu un événement précis et tragique et qu’il a cherché à corriger un sombre avenir par la venue inopinée d’un guerrier supplémentaire.  
 
Toujours cette logique … m’énerve.  
 
- Bien. Que faire ? Dois-je déchaîner un feu d’enfer en brisant des étoiles alors que vous, votre objectif sera de geler ces flammes ?  
 
- Je ne crois pas. Je voulais tester votre résolution et votre propre génie combattif. Et je dois m’avouer satisfait.  
 
- Et donc ?  
 
- Je vais vous suivre au Sanctuaire. Ava viendra aussi, je crois qu’un rôle reste à pourvoir et qu’elle pourrait bien … J’y pense, le « vous » fait trop formel, pourquoi ne pas se tutoyer, après un affrontement pareil nous sommes amis non ?

 
Et là il laisse tomber sa logique … ce type est dingue.  
 
- Pourquoi pas. Juste une chose, je ressens en toi comme une sorte de … présence étrangère. Je ne sais pas comment qualifier cette sensation mais il y a en toi … quelque chose qui n’a rien à faire dans ton corps. Et cela vaut aussi pour Ava mais d’une manière quelque peu … différente.  
 
- Et bien. Tu m’étonnes chevalier. Pour moi c’est simple, je suis venu au monde après que Crest n’ai reçu une infime partie du sang d’Athéna. De génération en génération, de Crest jusqu’à moi, pères et fils se transmettent une goutte de leur sang.
 
 
Plus machiavélique tu meurs. Ce Crest avait donc tout prévu …  
 
- Et Ava ?  
 
- Elle descent d’une déesse. Sa famille trouve racine dans l’ère mythologique, à cette époque une déesse se laissa succomber à l’amour d’un mortel. J’ignore juste laquelle, c’est dommage.
 

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Saiko
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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Dim 29 Déc - 16:35

J'adore *-* on rentre directement dans l'histoire dès le chapitre 1.je suis juste absorbé par l'histoire,les personnages,l'ambiance..
Désolé je me suis arrête à la fin du chapitre 3 car j'ai quelque chose à faire,quand je reviens je me remet dans l'histoire^^
Sinon continue.

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Esus
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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Sam 4 Jan - 20:14

Je me suis lancé dans un récit plus ou moins intermédiaire. Normalement ce premier interlude devait se placer entre les deux derniers chapitres, toutefois l'inspiration n'étant pas toujours présente et bien ... il n'arrive que maintenant.

Interlude I : le destin tragique des Gémeaux.

Récit de Jacob.

Nous nous tenions en contrebas d’une immense tour éventrée et des restes d’un château qui jadis fut magnifique. Ésaü se tenait devant moi, mon frère adoré, certain de sa force et de son pouvoir. Il s’agissait d’ailleurs du seul élément capable de nous différencier : la confiance. Ésaü, qui était non seulement mon jumeau mais aussi mon aîné, avait parfaitement conscience de son pouvoir et de sa maîtrise de la Cosmos énergie. Et moi je doutais. Je doutais car depuis toujours je ressentais cet étrange pressentiment, comme si une force invisible essayait de briser ce lien fraternel qui nous unissait depuis toujours. Lui comme moi avions passés notre vie à voyager à travers le monde : nos parents dont nous gardions aucun souvenir nous abandonnèrent de cette région nommée le Berry, puis un homme qui plus tard allait devenir notre maître nous amena en Grèce dans un lieu nommé Sanctuaire. Là-bas nous apprîmes la maîtrise du Cosmos, ce résidu de la Grande Explosion qui jadis enfanta notre univers. On nous raconta que chaque être contenait en lui un fragment de cette explosion, qu’il était possible de le ressentir, de le maîtriser et de créer grâce à lui comme une sorte de « sous univers » pour en tirer une puissance phénoménale.

Mon frère et moi étions nés sous un signe zodiacal particulier : celui des Gémeaux. Deux frères de ce temps pour symboliser deux frères mythiques. Ésaü étant l’aîné, il semblait prédestiné à porter un jour cette armure d’or pour laquelle on s’entraînait sans cesse. Cependant notre maître ne fit jamais la moindre allusion sur l’éventuel futur porteur, bien au contraire il nous forma de manière identique.

Les Gémeaux, aussi nommés les Dioscures. Fils de Zeus et de Léda la reine de Sparte. Castor et Pollux mais aussi Hélène et  Clytemnestre dont-ils étaient les frères. L’un mortel et l’autre un demi-dieu et pourtant ensembles dans la mort à travers les cieux. L’un dont le bras pouvait détruire les étoiles et l’autre qui commandait aux armées, et ces deux aspects qui se retrouvaient dans le chevalier des Gémeaux. Notre maître avait aussi comparé son armure au dieu romain Janus, celui à deux visages. Dans la Rome Antique, le temple de Janus était célèbre pour ses portes : ouvertes, Rome était en guerre et fermées la cité était en paix. On raconte que ces portes ne furent fermées que deux fois dans toute l’histoire de Rome, dont une fois sous le règne d’Octave-Auguste, neveu et fils adoptif de Jules César et premier empereur romain. Auguste en éliminant ses adversaires avait ramené la paix dans le monde romain après plus d’un siècle de guerre civile, propagande évidemment mais aussi symbole politique fort. Et notre maître avait comparé les portes de ce temple sur notre capacité à nous autres Gémeaux d’ouvrir l’espace vers d’autres dimensions. J’avais apprécié cette comparaison que je trouvais assez poétique, mais notre pouvoir se basait sur notre force et nos connaissances de la physique.

Entre Ésaü et moi, il n’y avait pas de concurrence mais plutôt une sorte d’émulation et un soutient mutuel. Moi je soutenais mon frère que j’admirais par-dessus tout pour qu’il puisse un jour porter sur ses épaules cette armure d’or. Et lui, il m’encourageait. Il savait que j’avais depuis longtemps renoncé au poste de chevalier des Gémeaux, alors il m’exhortait à accroître ma maîtrise des techniques de notre maître pour un jour gagner une armure et le titre de chevalier.

Mais ce matin là, au levé, mon pressentiment se fit plus fort que jamais. J’avais comme l’inquiétante sensation que quelque chose ou quelqu’un allait nous séparer moi et mon frère. À cet instant précis, alors que nous attendions notre maître dans les terres abandonnées au bas du château, je regardais ce frère que j’aimais tant. Et ma peur allait croissante, cependant je parvenais à la dissimuler au plus profond de moi et même Ésaü ne s’apercevait de rien. Je la sentais se rapprocher cette menace, je le savais par avance, aujourd’hui ma vie allait basculer. Et c’est alors que je sentis la distorsion de l’espace. Mon frère qui était tout aussi vif que moi pour sentir ces choses se dirigea vers la perturbation. Une sorte de trouée se forma entre notre espace et une dimension supérieure, et d’elle en sortit notre maître. Nous l’avions toujours connu sous le nom de Dioscurias, en référence à une ville fondée par Castor et Pollux, mais j’envisageais que ce nom n’était qu’un nom d’emprunt. Je me demandais sincèrement ce qui pouvait pousser un homme à renoncer à son nom pour en prendre un autre. Je supposais qu’un drame terrible avait un jour poussé notre maître à agir de la sorte.

Dioscurias appela à lui son armure mais celle-ci ne vint pas sur lui. Elle resta sous sa forme de totem. Notre maître s’assit et nous regarda, sombre et fermé était son regard. Avait-il un lien avec mon sentiment de crainte ? J’en étais maintenant certain.

- Aujourd’hui mes apprentis, nous allons lutter contre le destin.

- Le destin maître ? Demanda mon frère. Mais quel destin et pourquoi ?

- Le destin tragique des Gémeaux pardi, dans le but d’éviter une guerre aussi destructrice qu’inutile.

Le silence se fit. Regardant mon frère, je constatais alors que son visage montrait les premiers signes de l’inquiétude. Ressentait-il un sentiment identique au mien ? Pour dire vrai je ne le pensais pas, j’ai toujours été supérieur à lui pour ce genre de chose.

- Le chevalier des Gémeaux symbolise la dualité manichéenne de notre monde. Toutefois, celle-ci peut tendre vers des extrêmes qui peuvent se révéler dangereuses ou fatales. Plusieurs chevaliers des Gémeaux ont sombré dans la folie ou le mal, parfois cela était destiné, parfois cela était forcé. Toutefois il est possible pour nous autres mortels de s’opposer à la destiné que nous imposent les dieux.

- Maître, osais-je lui demander, à plusieurs reprises vous avez fait des allusions sur … ce destin mais sans jamais nous apprendre plus. Pourriez-vous nous

- Il ne faut pas croire que le mal l’emporte à chaque génération de Gémeaux, toutefois comme je le disais, il revient souvent à la charge. Et quand deux frères ne sont pas voués à s’affronter, il arrive qu’un être glisse une goutte de ténébreuse dans l’un d’eux pour apporter la haine et le chaos. Lors de la précédente Guerre Sainte, une divinité temporelle répondant au nom de Kairos, frère de Chronos et maudit par lui, révéla être à l’origine de la chute d’Aspros qui combattit son frère Deutéros alors qu’il essayait d’assassiner le Grand Pope Sage pour s’emparer du pouvoir au Sanctuaire. Alors que le destin n’avait pas prévu un affrontement fraternel, celui-ci se produisit. Et pourtant, l’amour que se vouaient Aspros et Deutéros était aussi fort que le vôtre. Ils se combattirent encore lors de la Guerre Sainte et de l’assaut contre le Lost Canvas, et Deutéros sacrifia sa vie pour purifier l’âme d’Aspros qui redevint alors chevalier des Gémeaux, attaqua Hadès et combattit Kairos avant de vaincre ce dernier.

- Maître, reprit mon frère, comment pouvons-nous combattre cette étrange fatalité qui frappe les Gémeaux ?

Le regard de Dioscurias se fit plus dur et plus sombre. Nous sentîmes croître sa Cosmos énergie alors qu’il restait à sa place sans bouger.

- Il y a longtemps, mon frère et moi fîmes face à notre destin.

- Et alors ? Demandais-je.

- Nous nous sommes affrontés, j’étais le plus fort, je l’ai tué. Ainsi ai-je hérité de l’armure des Gémeaux.

Un frisson nous parcourut le corps. Nous nous regardâmes dans les yeux mon frère et moi, d’un accord commun et silencieux nous nous entendirent. Il était hors de question de se battre jusqu’à la mort pour un rang et une armure. Mon frère était déjà en position de défense et son Cosmos s’intensifiait, il était pleinement concentré sur notre maître. Je ne réfléchis pas longtemps, me concentrant sur mon univers intérieur je décidais moi aussi d’intensifier mon énergie. Dioscurias était entouré d’une aura dorée mais il ne bougeait toujours pas.

- Personne n’a jamais entendu cette histoire. Le Grand Pope lui-même ignore tout de cette bataille jusqu’à la mort que nous livrâmes jadis mon frère et moi. Cependant je sais que pour vous c’est différent, et je le vois à travers ces postures et votre Cosmos. Comme un combat fraternel est impossible je vais me charger moi-même d’annihiler la fatalité éventuelle qui telle l’épée de Damoclès pèse au-dessus de votre tête !  

L’attaque fut soudaine, elle nous prit de vitesse. Dioscurias s’en dire un mot avait brutalement fait exploser son Cosmos pour ouvrir l’espace et nous envoyer dans une autre dimension. Il ne tarda pas à nous rejoindre. Nous étions tous les trois dans cet espace étrange, inconnu et menaçant. Dioscurias avait laissé son armure dans notre monde, nous étions sans la moindre protection, la moindre erreur était donc synonyme de mort. Ce n’était pas le moment de douteur ou d’avoir peur.

La peur tue l’esprit, pensais-je, aussi il n’est pas question que j’en sois la victime.

Ésaü me jeta un très bref regard, et je compris son intention alors. Mon frère fit brûler son Cosmos et envoya une vague d’énergie en direction de Dioscurias qui la détourna d’une main. Cependant nous en avions profité pour atteindre une vitesse proche de celle de la lumière pour attaquer de deux points différents. Deux vagues de Cosmos fusèrent vers un Dioscurias impassible qui les stoppa nette sans même bouger. Il avait laissé son Cosmos parcourir tout son corps puis, en le modelant il avait créé une enveloppe protectrice tout autour de lui, comme une barrière capable de résister aux assauts les plus violents. Notre attaque avait échoué, Dioscurias ne nous laissa pas le temps d’en préparer une autre. Il nous repoussa violement rien que par son Cosmos puis, il attaqua à son tour. Alors que je chutais dans cette dimension, une vague violente et brûlante fusant vers moi, je me disais que tout était perdu. C’est alors Ésaü se plaça entre moi et l’assaut de notre maître, il projeta ses mains en avant et lutta de toutes ses forces pour repousser l’attaque. Enfin détourna l’énergie intense, mais ses mains étaient brûlées.

- Mon frère

- Courage Jacob, il nous faut tenir. J’ai une idée

Je vis alors l’étonnement dans les yeux de Dioscurias devant l’audace de mon frère. Ésaü avait en effet croisé ses bras devant lui, concentrant un Cosmos surpuissant dans ses mains.

- Jacob, fais comme moi !

L’heure n’était vraiment pas à la réflexion ni au sentimentalisme. Je fis appel à cette énergie présente en moi pour l’intensifier plus que jamais et repousser mes limites. Et cette puissance que j’invoquais, je la concentrais en un point équidistant de la paume des mes mains. Enfin nous levâmes nos bras vers les cieux et nos mains se joignirent pour s’unir.

- Je vois, s’exclama alors Dioscurias, c’est assez malin de votre part à tous deux. Cependant vous manquez encore d’expérience. Deux Cosmos réunis pour ne faire qu’une seule attaque et ainsi intensifier sa puissance destructrice … comme si cela pouvait suffire à me terrasser, moi, Dioscurias des Gémeaux.

Nous sentîmes la toute puissance de notre maître qui à son tour prit cette pose. Et même si le temps semblait comme suspendu, il ne se passa que quelques secondes avant que l’on hurle tous au même moment :

- Explosion Galactique.

Le choc fut terrible. Nos deux attaques qui étaient de force égale se neutralisèrent et une terrible vague de Cosmos resta suspendu entre nous sous la forme d’une sphère brillante qui menaçait à tout instant d’exploser pour nous réduire en poussière. La puissance était hallucinante, comme si la Grande Explosion qui avait un jour enfantée l’univers était de retour. Nous étions tous à la peine, la moindre erreur et s’était disparaître lors de la libération de cette énergie que nous avions concentré dans cet espace qui nous séparait. Et nous perçûmes alors la différence qu’il y avait entre nous et lui, lui qui trouvait encore le moyen d’augmenter la puissance de son Cosmos et qui commençait à prendre le dessus. Ce n’était plus qu’une question de seconde avant la fin. Et c’est alors que mon frère se lança de lui-même dans l’énergie dégagée par nos Explosions Galactiques. Ésaü disparut corps et âme dans cette concentration d’énergie, du moins nous le crûmes car il surgit d’une autre dimension juste devant notre maître pour lui lancer une nouvelle Explosion Galactique à bout portant, tout en appelant à lui cette sphère puissante qui s’était formé lors de l’assaut précédent. Il y eut une explosion terrible qui déchira les dimensions, un flash aveuglant, un voile noir passa devant mes yeux alors que je chutais encore et encore. Je sentais ma conscience malmenée se consumer, un instant je crus même qu’elle allait se déchirer et se fut l’obscurité totale, la perte de connaissance.

Et quand enfin mon esprit se réveilla, j’étais de retour dans le monde normal. J’étais seul. Mon frère et mon maître avaient disparu lors de cet affrontement vide de sens. Je ne retins pas mes larmes, pleurant ce maître qui était plus un père qu’un maître et pleurant ce frère que jamais plus je ne reverrai. Je ne sais combien de temps j’ai passé ainsi, à me morfondre dans la tristesse de cette perte et à maudire ma propre faiblesse responsable de la mort de mon frère. Alors que je prévoyais de tout abandonner, il y eut comme une voix familière qui s’éleva dans ma tête.

Jacob, tu ne peux pas abandonner, pas maintenant. Tu es le chevalier d’or des Gémeaux à partir d’aujourd’hui, alors je t’ordonne de protéger ce monde à ma place. Je vais survivre en toi, je te confie mon pouvoir et mon rang. Alors tu te dois t’en faire bon usage.

Était-ce un rêve ou la réalité ? Impossible à savoir. Toutefois en contemplant le totem des Gémeaux et en promenant une main sur cette armure si noble, je sentis sur moi le poids du devoir. À la différence de mon maître ou de mon frère j’étais un faible, toutefois le destin avait voulu que je devienne l’un des plus puissants guerriers de ce monde. J’avais toujours ces doutes qui s’étaient même accrus après cette bataille, cependant mon pouvoir était réel. Abandonner aurait été insulter la mémoire des êtres aimés et disparus, pour honorer leur force et leur fougue je me devais de changer, de devenir comme eux, de suivre à mon tour cette voie douloureuse de la détermination sans faille, du renoncement et du sacrifice pour protéger ce monde des assauts du mal. Oui, combattre ce mal qui aimait nous faire souffrir, nous autres Gémeaux. Mieux, terrasser le mal. Et c’est ainsi que je me surpris à penser comme mon frère. Je commençais enfin à le devenir, ce chevalier si fier et si fort, le chevalier d’or des Gémeaux. J’avais encore un long chemin à parcourir, mais lors de cette journée où bascula ma vie, j’avais gagné ma détermination et mon courage.

- Aujourd’hui Jacob meurt à son tour. Toutefois l’essence même de son être renaît à travers une nouvelle existence. L’homme se meurt et le chevalier se lève. Je suis Kastor des Gémeaux.

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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Dim 5 Jan - 11:13

J'ai l'interlude hier soir et je dois dire que j'ai adoré, on a de la pitié envers ses deux frères qui vont devoir se battre pour leurs destins, le sacrifice de la personne qu'on aime tout ça est très bien écrit, bravo ! D'autant plus que les combats aussi sont très bien imaginés !
J'ai hâte de lire la suite !

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Pandicowne
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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Lun 6 Jan - 19:48

Merci Esus !
Ça à l'air bien sympa, ça devrait m'occuper pendant mon long voyage les prochaines vacances :') !


Bonne continuation !

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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Lun 6 Jan - 20:54

Merci. Après l'interlude je modifie mon dernier chapitre. Ensuite j'attaque le prochain qui portera sur les méditations et les plans machiavéliques du chevalier d'or de la Vierge. Après il y aura un autre chapitre qui portera sur les deux chevaliers d'argent et le chevalier de bronze que le Grand Pope a envoyé en mission et le retour d'un chevalier d'or du Pacifique.

Il y aura d'autres interludes mais ils ne seront pas très nombreux non plus. Je pense en faire un sur Pholos du Sagittaire par exemple.

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Aotora
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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Lun 6 Jan - 21:16

J'ai pas encore pu lire, mais j'ai vu plans machiavéliques du chevalier de la Vierge... recommence tout depuis le début! Le chevalier de la Vierge est le meilleur de tous, pas un manipulateur x( . Etant vierge moi-même, je ne peux laisser passer ces calomnies sur mes aînés! Prends un autre chevalier, genre le cancer ou le verseau, mais pas la vierge T_T

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MessageSujet: Re: Fan fiction Saint Seiya; l'étrange conflit du 19ème siècle.    Sam 14 Juin - 15:42

Je reprends du service. J'ai rédigé une introduction. Tous les éléments déjà rédigés seront repris et complétés et/ou transformés par mes soins. 


Introduction.
 
            L’orbe solaire commençait à décroître, donnant à un ciel non voilé des couleurs enflammées. Il faisait chaud et lourd. Nulle brise pour soulager les corps en peine. Et malgré cela, il régnait une activité certaine sur cet espace sacré que l’on nommait le Sanctuaire. Car tel était le nom donné à la terre des chevaliers d’Athéna, un ordre de guerriers qui luttait contre les forces obscures depuis l’ère mythologique. Les aspirants chevaliers s’entraînaient avec ardeur. Ils soulevaient des pierres de plusieurs tonnes, franchissaient des obstacles, ils mettaient la résistance de leur corps à l’épreuve et ils pouvaient aussi s’affronter mutuellement. Ils étaient surveillés et épaulés par des chevaliers d’argent, ces derniers se montraient intransigeants. Ils poussaient les aspirants à se dépasser ou à abandonner la voie de la chevalerie qu’ils convoitaient tant. Outre ces chevaliers d’argent, on pouvait apercevoir un chevalier d’or qui, d’un œil attentif, observait les entraînements. Son armure brillait au soleil et les longues ailes dorées qui se trouvaient derrière lui indiquaient qu’il s’agissait du Sagittaire. Ce dernier, prénommé Pholos, était un chevalier exceptionnel. Âgé d’une trentaine d’année, il était l’un des plus anciennement formé au Sanctuaire. Véritable génie du combat, sa maîtrise de la Cosmos énergie était exceptionnelle. Non seulement il secondait souvent le Grand Pope, le représentant de la déesse Athéna sur Terre et le maître du Sanctuaire, mais en plus il avait pour charge la formation des chevaliers. Grand, musclé et plutôt bel homme, il avait les cheveux blonds, courts et légèrement bouclé. En toute occasion, on percevait la noblesse qui se dégageait de ce personnage.
 
            Plus loin, dans le cimetière des chevaliers, un homme seul et sans armure avançait au milieu des tombes. Il était jeune mais son regard montrait une expérience née de souffrances passées. Comme pour le chevalier du Sagittaire, notre homme était grand et fort. Il avait les cheveux longs et sombres, qui descendaient jusqu’à la moitié de son dos. Son regard était tout aussi sombre que ses cheveux. Sa démarche ne montrait rien de particulier et son visage semblait masquer ses émotions. Il s’avançait avec calme et respect, ne contemplant guère les tombes des chevaliers de jadis. Il y avait un chemin qui serpentait à travers les tombes, celui-ci montait légèrement. Notre homme le suivit pendant quelques minutes avant de le quitter pour s’en aller sur sa droite. Après quelques pas il sortit d’une rangée de tombes, marquant l’une des limites du cimetière. Il continua pour arriver devant un véritable mur naturel qui avait la taille d’un homme. Il suivit le mur en direction du soleil couchant, promenant sa main droite sur le roc tout en se perdant dans ses pensées. Après plusieurs dizaines de mètres, il arriva à une faille profonde qui s’ouvrait dans le mur. Elle était assez grande pour permettre le passage d’un homme. Il s’engouffra dans la faille et s’avança. Il était tout entouré par la roche qui semblait solide, cependant la faille donnait au roc l’apparence d’avoir été brisé subitement et déchiré profondément. La faille s’achevait sur un espace circulaire de plus grande taille, là se trouvaient deux pierres tombales, deux tombes. L’homme s’agenouilla quelques instants, contemplant les tombes avec tristesse. Sur les pierres tombales il n’y avait à chaque fois qu’une inscription en grec, le prénom des personnes enterrées : Ésaü et Dioscurias.  Après quelques minutes, l’homme se releva et extirpa une gourde d’un trou dans la roche. Il versa quelques gouttes d’un vin rouge sang en libation pour les personnes qui reposaient ici. Il reboucha la gourde avant de la remettre à sa place et quitter cet endroit.
 
            Le soleil continuait de décroître et l’obscurité allait bientôt devenir maîtresse du ciel. On pouvait déjà voir la lune, Vénus légèrement en bas sur sa gauche et Jupiter sur sa droite. Il s’agissait d’un spectacle simple, commun mais toujours aussi magnifique à contempler. Toutefois, en cette heure tardive, un seul homme au Sanctuaire avait ses yeux dressés en direction de l’infini : Shion, le Grand Pope. Il avait gagné le Mont Étoilé pour observer les astres, planètes comme étoiles, dans le but de lire l’avenir. Ce pouvoir était à relier avec la fonction de Grand Pope, personne d’autre au monde ou même dans l’univers ne semblait le posséder, pas même les dieux. Mais Shion devait attendre encore, trois astres ne suffisaient pas dans le ciel pour lui permettre d’avoir une vision la plus étendue possible. Lentement les minutes s’égrenèrent. Le ciel devint d’un noir d’encre qui fut bientôt entaché d’étoiles. Les étoiles brillaient de leurs fines flammes. La lune, presque pleine et qui masquait les étoiles les plus faibles, ne dérangeait en rien le Grand Pope. Ce dernier prit le temps d’admirer cet astre solitaire et argenté, un astre de nombreuses fois blessé par le passé, comme le montrait la multitude de cratères que l’on parvenait à discerner, même à l’œil nu. Malgré la nuit, il faisait encore chaud et l’air semblait aussi immobile que la roche du Mont Étoilé. Il n’y avait plus aucun bruit, plus aucun mouvement et le temps semblait mort. Rien ne semblait devoir se passer cette nuit, du moins rien d’inhabituel. C’est alors qu’une étoile d’Orion s’illumina d’une rare intensité. Elle devint en quelques secondes un des astres les plus brillants de cette nuit. Le regard de Shion se porta sur cette étoile. La brillance, née dans la violence, présageait un épisode d’une rare sauvagerie à venir. Il n’y avait encore aucune vision dans l’esprit de Shion. Ses yeux étaient toujours fixés sur Orion quand la lune étala subitement de nacres rayons en direction de cette brillance anormale. Les rayons excédaient la lumière de l’étoile. Shion ferma les yeux quelques secondes. Il les ouvrit de nouveau pour constater que le ciel était normal. Nulle lumière plus forte venant d’une étoile, nulle réaction de la lune, rien. Rêve ou réalité, il ne savait pas. Mais le Grand Pope était intrigué. Il comprit qu’il allait veiller tard ce soir et son regard allait continuer de scruter ce ciel tout aussi normal qu’anormal. Son regard allait et venait, sans jamais s’arrêter. Après plusieurs heures il remarqua un signe provenant de la constellation du Cancer. Ses yeux se posèrent sur ce groupe d’étoile qui s’effaça subitement. Shion se leva rapidement, envahit par la surprise la plus totale. Il n’y avait aucun nuage dans le ciel et pourtant les étoiles disparaissaient les unes après les autres. Mais le Grand Pope était un homme d’expérience. Il se concentra, cherchant à détecter si un Cosmos était à l’œuvre. Il sentit bien quelque chose cette nuit là, mais ce Cosmos était trop lointain, trop diffus. Quelqu’un cherchait donc à lui soustraire ses visions. Shion eut un petit sourire, il était prêt à relever ce défi. Qu’importe le temps qu’il allait passer ici, il parviendrait coûte que coûte à obtenir une vision.
 

            Il était encore tôt mais un soleil ocre commençait déjà à s’élever dans le ciel. Apollon, monté dans son char, avait commencé à le tracter pour illuminer et réchauffer la Terre de ses rayons. Shion était pleinement concentré. Toute la nuit il avait lutté. Les étoiles s’effaçaient avant de réapparaître pour disparaître de nouveau, tout cela de manière aléatoire. Le Grand Pope n’avait pas identifié de schéma logique dans ce phénomène. Toutefois, grâce à son sens aigu de la perception et la toute puissance de sa Cosmos énergie, il était parvenu à glaner quelques images des futurs possibles. Les images qui se succédaient encore dans sa tête étaient d’une rare violence. Un instant il se remémora la précédente Guerre Sainte qui avait opposée Athéna et ses armées à Hadès et ses Spectres. Mais les images glanées étaient différentes. Elles semblaient montrer un conflit totalement inattendu, qui se déclencherait sous peu. Mais Shion ne parvenait pas à identifier l’ennemi. Il ne vit aucun visage, aucune armure ou aucune technique. Juste la perception d’une menace qui d’ailleurs cherchait à se protéger du pouvoir du Grand Pope, le mystérieux adversaire était donc bien renseigné. Il allait devoir alerter les chevaliers d’or, mais avant il décidé de jouer une de ses cartes secrètes. Shion retourna au Sanctuaire, habituellement il prenait toujours son temps pour descendre du Mont Étoilé, même cette fois-ci il se hâta. Une fois au Sanctuaire, il gagna la salle où étaient rangées les armures de bronze et d’argent sans propriétaire. Il avait avec lui une fiole d’eau sacrée provenant de Jamir, sa terre natale. Une fois dans la salle aux armures, il saisit et ouvrit la Pandora Box de l’armure d’argent de la Coupe. Quand celle-ci était repliée, elle avait la forme générale d’une coupe géante. Le Grand Pope y versa l’eau sacrée et attendit. Quelques images se formèrent. Il aperçut un jeune homme sans connaissance, assit sur un fauteuil roulant. Le garçon avait des traits asiatiques. Aussitôt Shion se souvint de cette vision jadis montrée par Yoma le Spectre de Méphistophélès alias Kairos, dieu et petit frère de Chronos. Il reconnut ainsi le futur chevalier de bronze de Pégase. L’image se figea un instant avant de disparaître. Elle fut remplacée par la vision d’un homme au visage balafré et au regard haineux. Mais cette nouvelle vision d’estompa rapidement, Shion ne connaissait pas cet homme. Avait-il un quelconque rapport avec les événements de cette nuit ? Il ne pouvait pas le dire. Les images se succédèrent, toujours plus rapidement. Il devenait difficile de les percevoir. Shion comprit que là aussi qu’un pouvoir était à l’œuvre, masquant l’un des pouvoirs de cette armure, voir l’avenir. L’inquiétude du Grand Pope grandit, qui donc sur Terre pouvait à la fois l’empêcher de lire l’avenir dans les étoiles et dans cette armure d’argent ? Il commença peu à peu à soupçonner un adversaire de rang divin. Mais cela n’avait aucun sens, le monde des Hommes était en paix avec celui des dieux depuis la fin de la précédente Guerre Sainte. Et rien de majeur ne devait survenir avant le vingtième siècle. Quelque chose avait changé, Shion le sentait. Une force obscure qui se dérobait sans cesse était à l’œuvre, celle-ci prenait son temps mais elle finirait bien par frapper durement un jour prochain. Cette fois le Grand Pope se décida, il allait faire convoquer ses plus proches collaborateurs pour leur demander de mettre le Sanctuaire en alerte. 

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